La stratégie du FFEM pour lutter contre le changement climatique

  • Le réchauffement climatique est un enjeu planétaire

    Le réchauffement climatique résulte du renforcement de l’effet de serre, engendré par l’augmentation des gaz à effet de serre (GeS) rejetés par les activités humaines : énergie, transport, industries, habitat, déchets, agriculture,  déforestation. Depuis le début de l’ère industrielle, leur concentration dans l’atmosphère a augmenté de 35% et menace d’affecter les conditions de vie dans toutes les régions du monde si rien n’est fait dans un futur proche.

    Conscients du problème, 189 pays ont ratifié la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques en 1992. 141 pays ont signé en 1997 le protocole de Kyoto, entré en vigueur en février 2005. Les pays industrialisés dit de l’Annexe I se sont engagés globalement à réduire, entre 2008 et 2012, le total de leurs émissions d’au moins 5% par rapport au niveau de 1990, chaque pays industrialisé devant atteindre des objectifs de réduction qui lui sont propres.

    Ainsi, le changement climatique est devenu un sujet majeur de politique internationale suite à cette prise de conscience depuis 20 ans des risques qu’il peut entraîner. Il concerne des questions essentielles liées à :

    • La responsabilité différenciée des Etats, 
    • La répartition des efforts entre les pays, 
    • Leurs politiques et modes de développement, 
    • L’orientation des travaux de recherche,
    • Aux choix technologiques.

    La solidarité entre les pays est un enjeu essentiel pour lutter efficacement contre le changement climatique et trouver des éléments de réponse adaptés aux conséquences prévisibles de ce changement, notamment dans les pays les plus défavorisés qui sont aussi les plus vulnérables.

  • Réduire et limiter les émissions de gaz à effet de serre, l'ATTENUATION

    Le FFEM encourage les projets d’« atténuation » qui réduisent ou limitent la consommation des énergies fossiles non renouvelables et les émissions de gaz à effet de serre par :

    • La promotion d’énergies renouvelables et d’énergies faiblement émissives en gaz à effet de serre,
    • La valorisation de la biomasse,
    • Le développement de systèmes de production d’énergie efficace,
    • L’amélioration de l’efficacité énergétique dans les secteurs consommateurs d’énergie (habitat, transports, industries, agriculture),
    • Le stockage du carbone dans les forêts, les sols et le sous-sol.
  • S'ADAPTER pour réduire les vulnérabilités au changement climatique

    Depuis 2005, le FFEM soutient également des projets visant à renforcer les capacités d’adaptation des pays en développement dans les domaines de la surveillance, de la connaissance et de la résilience.

    Les impacts du changement climatique sont multiples : régimes pluviométriques modifiés, fréquence des événements extrêmes, élévation du niveau des eaux, gels agricoles, vulnérabilité de la diversité biologique,… Il convient d’anticiper de tels phénomènes et d’élaborer des stratégies d’adaptation pour les différents secteurs concernés : environnement, infrastructures, santé, agriculture, énergie, tourisme.

  • Mobiliser et structurer des FINANCEMENTS SPECIALISES en faveur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables

    • Par des fonds d’investissements spécialisés en efficacité énergétique et en énergie renouvelable

    Le financement des investissements des projets reste le point faible du développement des politiques d’efficacité énergétique. La principale innovation de ces dernières années au soutien d’investissements dans ces secteurs a été la création de fonds d’investissement public-privé spécialisés permettant d’intervenir directement au soutien de projets de taille importante, ou bien de soutenir des sociétés de service énergétique qui réalisent elles-même des projets à haute performance (co-génération, projets d’utilisation rationnelle de l’énergie, projets de développement d’énergies renouvelables).

    • Par des lignes de crédit / garanties

    Le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique dans les pays du Nord comme du Sud nécessite l’existence d’outils de financements adaptés, en particulier des lignes de crédit dédiées.
    De telles lignes de crédit, pour être efficaces, doivent s’accompagner entre autres de la mise en place de compétences et d’outils d’analyse pérennes au sein des banques ainsi que de l’existence d’un cadre législatif, réglementaire adapté.

    Depuis 2007, le FFEM a développé une série de projets d’accompagnement de telles lignes de crédit.

    • En mobilisant les « mécanismes de flexibilité » du protocole de Kyoto dans le financement de l’atténuation
Mise à jour en juillet 2011