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Communiqués
Le compostage pour limiter les émissions de gaz à effet de serre
L'émission hebdomadaire "C'est pas du vent" sur RFI, dédiée à l'environnement, a consacré dimanche 6 mai un sujet sur le compostage comme moyen de limitation des gaz à effet de serre (GES) dans les villes africaines. L'émission a donné la parole à Georges Morizot, président de l’association Gevalor et à Baptiste Flipo, du programme d'Action carbone au sein de GoodPlanet , en s'appuyant sur l'expérience du projet AFRICOMPOST depuis la toute première initiative PPI menée à Madagascar en 2006.
Revue Fonds Fiduciaires pour la Conservation - Etudes sur les investissements 2010
Est-ce que les fonds fiduciaires qui utilisent les intérêts de placements de capitaux sur les marchés financiers pour soutenir la conservation de la biodiversité sont inefficaces et perdent leurs capitaux en cette période de crises financières répétées ?
Ce rapport apporte des réponses à ce type de question en analysant la performance financière de Fonds Fiduciaires pour la Conservation.
Cette revue est la quatrième d’une série couvrant la période 2006-2010. Les Fonds Fiduciaires pour la Conservation (FFC) cherchent à procurer un financement de long terme aux projets de conservation. Sur la cinquantaine de FFC existant dans le monde, les 31 qui ont pris part à cette étude gèrent plus de 460 millions de dollars.
De manière générale, les FFC étudiés ont obtenu des rendements positifs en 2010. Ces résultats, stables au cours des dernières années, sont fondés sur des portefeuilles dans lesquels les actions représentent un peu moins du tiers du total, et les placements à revenu fixe environ la moitié.
Les FFC ont pu profiter de rendements moyens sains sur 3 et 10 ans (respectivement 6,66% et 8,25%) pour satisfaire leurs objectifs d’investissement. Leur rendement moyen sur ces 5 dernières années a été de 7, 82%, ce qui est favorable, en comparaison avec le rendement moyen du S&P 500 (2,29%) sur la même période. Ceci tend à démontrer la capacité des FFC à adopter des politiques d’investissement prudentes pour maintenir la valeur de leurs portefeuilles, y compris dans un contexte d’investissement complexe.
Le ministère de l’Agriculture devient membre du comité de pilotage du FFEM
Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire rejoint les cinq institutions déjà membres du FFEM. Le comité de pilotage du FFEM comprend désormais les ministères en charge de l’économie, des affaires étrangères, du développement durable, de la recherche, de l’agriculture, ainsi que l’AFD.
Le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire (MAAPRAT) contribue ainsi au pilotage stratégique des activités du FFEM. De nombreuses thématiques qu’il traite concernent les domaines couverts par le FFEM : biodiversité, changement climatique, eaux internationales, dégradation des terres, incluant la désertification et la déforestation, etc.
Cet élargissement du comité participe à la réponse aux enjeux globaux actuels, en particulier ceux sur les forêts et ceux conciliant environnement et sécurité alimentaire. Les thèmes spécifiques comme les forêts, l’agriculture durable, l’aménagement du territoire s’insèrent dans les axes thématiques fondamentaux du FFEM.
Un atelier de formation pour les acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest
Les 19 et 20 janvier 2012, s’est tenu un atelier de formation à Ouagadougou au Burkina Faso à destination d’ONG d’Afrique de l’Ouest. Cette formation a été dispensée par l’UICN - Programme d’Afrique Centrale et Occidentale (UICN-PACO).
L’atelier a porté sur le thème du montage et du suivi de projets. Les participants ont pu harmoniser et améliorer leurs connaissances sur le Programme de Petites Initiatives du FFEM, notamment sur les enjeux et les nouveautés de la 3ème phase du Programme (PPI3).
L’UICN PACO a présenté la nature de l’appui qu’il apporte aux ONG du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana et du Togo. Celles-ci pourront bénéficier de l’appui de l’UICN PACO dans la formulation des projets et dans le suivi-conseil de leur mise en œuvre.
Dans le cadre du PPI3, l’équipe de l’UICN-PACO basée au Burkina Faso et au Cameroun organise régulièrement des échanges nationaux et régionaux entre les ONG, en dressant le bilan des actions menées et en rappelant les politiques publiques environnementales.
A terme, ces ONG seront en capacité de soumettre des dossiers de subvention de qualité, augmentant ainsi leur chance d’obtenir des financements. Elles pourront également exécuter efficacement les activités prévues dans les projets une fois le financement acquis, et maximiser ainsi leurs chances de réussite.
Signature de la Convention de financement entre le FFEM et FUNDAECO
Le 19 janvier 2012, M. Philippe Bastelica, Ambassadeur de France, et M. Marco Cerezo, Directeur Général de la Fondation pour l’écodéveloppement et la conservation (FUNDAECO), ont signé la Convention de financement du l ( FFEM, officialisant ainsi la contribution de la France au projet « Durabilité des mécanismes de cogestion et de conservation communautaire de la biodiversité dans le Système guatémaltèque d’aires protégées (SIGAP) », d’un montant total de 3 576 000 euros.
L’Ambassadeur a rappelé dans son allocution que ce projet illustre l’intérêt de la France, non seulement pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, mais aussi pour la mise en valeur du patrimoine culturel et le développement des communautés locales. Ces trois préoccupations traditionnelles de la France, mises en relation étroite, sont constitutives de la notion de développement durable, axe fondamental de toute politique en matière d’environnement.
Le projet a comme finalité de contribuer à la consolidation et à l’extension du Système guatémaltèque d’aires protégées (SIGAP), en renforçant le rôle des communautés locales dans la gestion de ces aires protégées. Son objectif est de mettre en place et consolider des dispositifs de cogestion des espaces protégés dans 11 sites de 3 régions du pays (Huehuetenango, Izabal et Petén), puis capitaliser et diffuser les méthodes et instruments utilisés, afin de contribuer à l’évolution de la politique nationale des aires protégées.
Forêts tropicales : retours sur la conférence organisée des 11 et 12 janvier 2012, au centre de conférences ministériel, rue de la Convention
Les 11 et 12 janvier 2012 a eu lieu à Paris la conférence des acteurs français de la forêt tropicale, au centre de conférence ministériel de la Convention. Une étape de concertation nécessaire et fructueuse pour proposer des orientations politiques aux autorités françaises notamment dans la perspective de Rio+20.
Cette conférence, placée sous le haut patronage d’Alain Juppé, a été organisée à l’initiative du MAEE, du Ministère de l’Agriculture, du FFEM, en partenariat avec de nombreux acteurs du groupe national des forêts tropicales.
Clôturant l’année internationale de la forêt (2011), elle s’inscrivait dans le prolongement de l’engagement de la France pour la protection des forêts tropicales, renouvelé lors du Grenelle de l’environnement, de la conférence internationale des grands bassins forestiers tropicaux ouverte par le Président de la République en mars 2010 et de la conférence de Durban sur le climat de décembre 2011.
Plus de 300 participants venant du monde universitaire, de la société civile et du secteur privé se sont déplacés durant ces deux jours. L’objectif était d’engager un débat constructif autour de la position des acteurs français pour définir des nouvelles orientations face aux nouveaux défis touchant les forêts tropicales, en France d’Outre-mer et dans l’ensemble des pays de la zone tropicale, dans leurs dimensions économiques, sociales et environnementales.
Des séances plénières et sept ateliers thématiques et techniques ont permis de proposer des pistes, à partir du bilan des actions mises en œuvre depuis les recommandations du dernier livre blanc sur les forêts tropicales de 2006. L’ensemble des contributions dégagera un projet de livre blanc sur la politique française en faveur des forêts tropicales.
Ce livre blanc fera l’objet d’échanges au sein du groupe national sur les forêts tropicales dans les prochaines semaines. Il inspirera en particulier la délégation française lors de la conférence des Nations Unies sur le développement durable, à Rio en juin prochain.
