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Scénarios de la biodiversité africaine : Atelier régional organisé à Libreville, du 25 au 27 mars 2013
En partenariat avec le FFEM et le Réseau des aires protégées d’Afrique centrale, la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité a initié l’organisation d’un atelier régional pour favoriser l’émergence de projets de recherche sur les scénarios de la biodiversité en Afrique subsaharienne, avec l’appui de la communauté scientifique française.
Son objectif : anticipation du devenir de la biodiversité et des services écosystémiques et adaptation aux changements globaux en Afrique.
Cet Atelier a été placé sous le Haut patronage du Ministère de l'Economie, de l'Emploi et du Développement Durable du Gabon et mobilise l’ambassade de France à Libreville et de nombreux partenaires français, africains, et internationaux.
Plus de 150 participants sont attendus, provenant de 19 pays d'Afrique et de plusieurs organismes de recherche français. Chercheurs du Nord et du Sud, associations, gestionnaires de parcs naturels, entreprises, et administrations participeront à une séance plénière suivie de groupes de travail thématiques. L'atelier sera ouvert et clôturé par plusieurs ministres gabonais.
Cet atelier vise à développer les partenariats entre chercheurs africains et français, ainsi qu’entre chercheurs et acteurs africains impliqués dans la gestion ou l’utilisation de la biodiversité, avec deux objectifs :
- stimuler la recherche scientifique sur les trajectoires futures plausibles (« scénarios ») de la biodiversité africaine et des services écosystémiques associés,
- favoriser l’essor de réseaux d’innovations science-politique-gestion pour le développement et l’utilisation de scénarios de la biodiversité, à l’interface des systèmes humains et naturels.
Il abordera des domaines aussi variés que la gestion des aires protégées, l'agriculture, la gestion forestière, la pêche, les industries et les mines, la pharmacie et la cosmétique, et l'écotourisme.
Les projets de recherche qui émergeront de cet atelier devraient déboucher à terme sur des scénarios et outils adaptés aux besoins des acteurs africains pour une gestion durable de la biodiversité.
Cet atelier s’inscrit dans la dynamique de l’IPBES* visant à favoriser le développement des capacités et les démarches d’anticipation et d’appui aux politiques publiques.
Les projets issus de cet atelier pourront répondre à l'appel à projets de recherche «Scénarios de la biodiversité en Afrique subsaharienne», organisé par la FRB et le FFEM. Dans le cadre du partenariat FRB-FFEM, cet appel à projets dispose d’ores et déjà d’un budget de 600 000 euros, qui pourrait être complété par de nouveaux partenariats.
* IPBES : Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services -
Appel à projets 2013 du programme phare "Modélisation et scénarios de la biodiversité"
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité et le FFEM lancent un appel à projets de recherche sur les scénarios de la biodiversité en Afrique subsaharienne. L’objectif est de soutenir des projets qui contribueront à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité, tout en renforçant les connaissances sur les changements futurs plausibles de la biodiversité et en développant les liens entre la recherche et les acteurs de la gestion de la biodiversité en Afrique subsaharienne.
Cet appel vise en particulier à :
- susciter une recherche scientifique d’excellence sur les trajectoires futures plausibles de la biodiversité, à l’interface des systèmes humains et naturels ;
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développer et renforcer des partenariats Nord-Sud et Sud-Sud afin de permettre l’essor de réseaux d’innovations science-politique-gestion pour le développement et l’utilisation de scénarios de la biodiversité.
Calendrier de l'appel à projets 2013
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Date limite de pré-enregistrement (étape obligatoire) : le 30 mai 2013, à 16h (heure d’Europe centrale).
Avant la soumission d’un projet complet, il est demandé aux candidats de pré-enregistrer leur proposition, avec un titre, des mots clés, un résumé et la composition de leur consortium. Ces informations ne seront pas évaluées, elles serviront à mieux préparer la procédure d’évaluation. Elles pourront évoluer entre le pré-enregistrement et la soumission du projet complet, avec certaines restrictions pour le consortium, qui doit être quasi finalisé au moment du pré-enregistrement.
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Date limite de soumission des projets complets : le 20 juin 2013, à 16h (heure d’Europe centrale).
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Information sur les projets sélectionnés par le comité de programme : octobre/novembre 2013
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Annonce des décisions de financement : fin 2013-début 2014
Quel est le périmètre de l’appel à projets ?
- Les projets doivent avoir pour terrain d’étude un ou plusieurs pays d’Afrique subsaharienne :
Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert, République centrafricaine, Tchad, Congo, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Guinée équatoriale, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo, Uganda, Zambie, Zimbabwe
- des partenaires d’autres pays peuvent participer aux projets s’ils apportent leur propre financement.
Quels sont les thèmes de recherche ?
Les projets répondant à cet appel devront évaluer des changements futurs plausibles de la biodiversité. En particulier, les projets devront analyser et comparer différents futurs plausibles, et évaluer les dynamiques des systèmes écologiques et humains étudiés sur des échelles de temps allant de une à plusieurs décennies.
Les candidats sont vivement encouragés à aborder explicitement la question des incertitudes provenant des divergences entre scénarios socio-économiques, des incertitudes sur les projections des pressions sur la biodiversité, des incertitudes des modèles de l’impact des pressions liées aux changements globaux sur la biodiversité, etc.
Les projets répondant à cet appel pourront concerner tous les niveaux de la biodiversité depuis les gènes jusqu’aux écosystèmes, y compris les ressources génétiques, toutes les échelles spatiales du local au global, et tous les types d’environnements, tels que les écosystèmes terrestres, d’eau douce, côtiers et marins.
Les propositions devront se concentrer sur le développement et l’utilisation de scénarios pour analyser les relations entre des facteurs de changement et la biodiversité et les services écosystémiques associés, afin d’orienter la gestion et les politiques publiques.
Ainsi, des projets étudiant l’impact des activités socio-économiques sur la biodiversité et les services écosystémiques, et/ou les effets des mécanismes de gouvernance de la biodiversité sur les activités socio-économiques sont encouragés. Cependant, les propositions pourront inclure des sous-parties centrées sur des questions plus fondamentales auxquelles il est nécessaire de répondre pour améliorer les scénarios. Les porteurs de projets sont particulièrement encouragés à utiliser différents scénarios socio-économiques pour étudier différentes options de gestion et de politique pour l’atténuation ou l’adaptation aux changements, et pour rendre compte d’activités socio-économiques majeures, telles que la pêche, l’agriculture, la foresterie, les transports, l’énergie, le tourisme, l’artisanat, etc. Dès lors, la mobilisation des sciences naturelles et des sciences sociales est nécessaire, et un lien fort avec les porteurs d’enjeux, incluant les opérateurs de terrain (par exemples des ONG de conservation ou de développement, des organisations régionales, etc.), est attendu.
Quels sont les critières d'éligibilité des projets et des partenaires ?
- la durée des recherches doit être de 2 à 3 ans, à laquelle s’ajoutera une phase de suivi-accompagnement consacrée au transfert des connaissances et des outils aux utilisateurs.
- la demande de financement totale pour un projet ne devra pas excéder 150 000 à 200 000€. Des projets d’envergure plus modeste sont également bienvenus. Les porteurs de projet devront apporter une contribution à hauteur de 50% du coût total du projet (voir guide pour la soumission).
- les projets doivent inclure au moins un partenaire affilié à une organisation de recherche française (y compris les centres de recherche français implantés à l’étranger).
- les projets doivent inclure dans leur consortium au moins un opérateur local ou régional concerné par la conservation, la gestion ou l’utilisation de la biodiversité (c’est-à-dire un acteur non académique d’un pays d’Afrique subsaharienne)
Quels sont les types d’organisations non académiques éligibles ?
- Services de l’état chargés des questions environnementales soit au niveau central, soit au niveau déconcentré ;
- Etablissements publics chargés de questions environnementales
- Collectivités territoriales
- Organisations non gouvernementales intervenant dans le champ de la conservation de la biodiversité et de la gestion des ressources naturelles ;
- Fondations de conservation de la biodiversité;
- Organisations internationales intervenant dans la gestion de la biodiversité et des ressources naturelles
- Acteurs socio-économiques tels que les entreprises, les fédérations professionnelles, les syndicats qui, même s’ils ne sont pas dédiés la gestion de la biodiversité, ont un fort impact sur la gestion des ressources et de la biodiversité (ex : secteurs de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche, de l’extraction, du tourisme,…).
- Communautés locales, formalisées ou non sous forme de groupement, qui ont des approches de gestion durable des ressources naturelles ou des territoires
Chaque projet sera évalué selon les critères suivants :
- adéquation au périmètre et au thème de l’appel à projets, notamment concernant la focalisation sur les scénarios de la biodiversité (développement et utilisation de méthodes et de modèles qualitatifs ou quantitatifs pour l’exploration de différents changements futurs plausibles de la biodiversité) ;
- degré d’innovation et qualité scientifique du projet et du consortium, et potentiel du projet pour produire de nouvelles connaissances et approches pour lever des difficultés rencontrées dans les politiques et la gestion environnementales ;
- capacité à stimuler des recherches pluridisciplinaires dans la communauté scientifique travaillant sur les scénarios de biodiversité (la recherche pluridisciplinaire couvrant au moins deux disciplines telles que l’écologie, l’agronomie, la climatologie l’informatique, les mathématiques, les sciences économiques, la sociologie, la géographie, l’anthropologie, l’ethnologie, le droit, etc.).
- potentiel du projet de permettre le renforcement des capacités à développer et utiliser des scénarios et des modèles pour la gestion de la biodiversité dans les pays d’Afrique subsaharienne, et de renforcer les partenariats scientifiques Nord-Sud ;
- pertinence et intérêt pour les porteurs d’enjeux (y compris gestionnaires de terrain, entreprises, organisations de la société civile, organisations régionales, etc.) et/ou les décideurs : tous les projets doivent impliquer directement des porteurs d’enjeux dans la conception et les activités de leur projet (c’est à dire que les porteurs d’enjeux ne doivent pas seulement être les cibles d’un transfert de connaissances) ;
- qualité du plan proposé pour le transfert des connaissances et outils nouveaux aux utilisateurs, en vue de leur utilisation effective pour les politiques et/ou la gestion;
- crédibilité du partenariat et du plan de gestion du projet (dans l’idéal, un projet pourra impliquer des partenaires français et des institutions nationales et transnationales de pays africains). Les porteurs d’enjeux associés à un projet ne doivent pas être des partenaires passifs en ce qui concerne les activités prévues et le budget.
Contact: pgscenario@fondationbiodiversite.fr
Plateau des Guyanes, coopération forestière régionale : 1 million d’euros pour contribuer à la réduction des gaz à effet de serre
Gràce à ce financement en faveur de l’Office National des Forêts (ONF), les compétences des services techniques forestiers des pays du Plateau des Guyanes seront renforcées dans le but de fournir des outils d’aide à la décision politique locale sur les mécanismes REDD+.
Les pays concernés sont le Guyana, le Suriname et le Brésil-Etat d’Amapá, la France au travers de la Guyane. Il s’agira pour l’ONF Guyane, chef de file du programme, de renforcer les capacités techniques des pays tout en privilégiant la coopération régionale des services forestiers. Le programme associera les acteurs de la recherche, les ONG, la représentation des communautés indigènes et les bailleurs.
A travers une plateforme technique régionale de dialogue et d’échanges d’expériences, ce programme constitue un cadre favorable pour une approche combinée du développement des territoires et de la question carbone en cohérence avec le mécanisme REDD+. L’idée est de valoriser le capital environnemental que représente le Plateau des Guyanes en prenant en compte son potentiel carbone forestier.
L’ONF va mettre à disposition ses outils méthodologiques et son savoir-faire pour le renforcement des inventaires forestiers, le suivi des émissions de gaz à effet de serre et du stockage de carbone dans la zone, ainsi que l’identification des vecteurs de déforestation et de dégradation des forêts.
Le financement du FFEM contribuera à définir un cadre de coopération pour mettre en commun les données et méthodologies d’inventaires carbone. Il développera une méthode d’estimation des flux et stocks de carbone commune sur le Plateau des Guyanes. De plus, il permettra de quantifier et d’analyser les facteurs de déforestation et de dégradation forestière dans chaque pays, afin de bien comprendre les facteurs de déforestation transnationaux.
Les résultats du projet fourniront des outils d’aide à la décision politique locale pour mobiliser les crédits carbone forestiers et pour initier des actions concrètes conformes au processus REDD+.
FACILITE D'INNOVATION POUR LE SECTEUR PRIVE DANS LE DOMAINE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE - Appel à manifestation d'intérêt
Le FFEM initie un nouveau financement dédié aux entreprises du secteur privé, actives dans la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement : la facilité d’Innovation pour le Secteur Privé dans le domaine du changement climatique, ou la FISP-Climat.
Pour lutter contre les changements climatiques, et s’adapter à leurs conséquences, les investissements nécessaires au développement et au transfert de technologies vertes dans les pays en développement pourraient s'améliorer, grâce à une meilleure coopération entre les acteurs du financement public et les entreprises privées.
Cette démarche, en direction des entreprises du secteur privé, vise à faciliter le transfert de technologies innovantes en direction des pays en développement qui pourront ainsi bénéficier de technologies innovantes dans la lutte contre le changement climatique, sans passer par le stade de développement fortement émetteur en gaz à effet de serre.
Inventaires forestiers d’exploitation trois forêts communautaires au Cameroun
L’ONG ADECOL a réalisé un inventaire dans trois forêts communautaires qui bénéficient d’un financement PPI : les forêts communautaires d’Adimbia, d’Adizan et d’Oyenga. Le traitement et l’analyse des résultats ont permis d’évaluer la situation de ces forêts et de définir les activités d’exploitation légale et illégale.
Cet inventaire est indispensable dans le processus d’obtention des certificats annuels d’exploitation (CAE) qui permettent d’exploiter légalement les ressources forestières. Cette collecte de données est essentielle pour réaliser un suivi de l’évolution de la ressource forestière et des espèces menacées dans la zone.
Les inventaires ont été finalisés par une équipe composée d’une dizaine de personnes. Le déploiement effectué a duré près de 45 jours dans chacune des forêts. Cela concerne près de 1 000 ha de couvert forestier où l’on a repéré, et recensé l’ensemble de espèces animales et végétales. Le résultat présente un bilan des exploitations multi-ressources dans les zones qui sont potentiellement sujettes à l’exploitation pour 2013.
Organisation d’un voyage d’échanges sur l’apiculture par le PPI
Du 18 au 20 décembre 2012, un voyage de partage d’expériences sur l’apiculture a été organisé au sein de l’entreprise apicole solidaire « Ruche des Collines», basée à Yaoui (Bénin)
Cette initiative, lancée par le programme PPI du FFEM, a pour but de permettre un échange d’expériences sur les sujets de l’apiculture. L'apiculture représente une activité économique durable et profitable pour ces associations.
Six associations, bénéficiaires d’une subvention du PPI, se sont ainsi retrouvées. Au total, 11 participants étaient présents : des représentants des associations AGEREF-Bala, AFAUDEB, Impulsion (Burkina Faso), ADT et AE2D (Togo), et AFEL (Bénin).
Ils ont été accueillis à la Ruche des Collines au Bénin, une structure composée d’une soixantaine d’apiculteurs dirigée par Alphonse Worou, lauréat du prix 2011 de l’entreprenariat solidaire de la Fondation Ensemble. La Ruche des Collines rassemble plus de 1000 ruches et atteint une production annuelle de 45 litres par ruches. Les bénéfices réalisés en 2011 s’élèvent à plus de 2 millions de francs CFA (environ 3.050 euros).
Durant cette visite, la Ruche des Collines, accompagnée par la société coopérative d’intérêt collectif Solidarité Entreprises Nord-Sud (SENS-Bénin), a présenté les aspects fonctionnels d’une entreprise apicole, de la phase de production du miel brut jusqu’à celle de la commercialisation des produits dérivés du miel.
Cet échange a permis aux différentes associations d’appréhender le fonctionnement de la ruche, d’échanger sur les aspects techniques mais également de discuter sur la nécessité d’une sensibilisation des populations sur la protection des plantes qui permettent de nourrir les abeilles.
PPI, Bénin, communiqué, Biodiversité, 2012, Projet

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