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Les moyens d'action du FFEM dans le domaine de la biodiversité
Le FFEM agit pour freiner l'érosion de la biodiversité
Le FFEM intervient dans les écosystèmes où la biodiversité est particulièrement riche, menacée ou dotée d’espèces rares ou endémiques : il agit là où la perte de biodiversité présente un enjeu mondial dépassant le pays ou la zone d’intervention.
Contribuer à la gestion durable des forêts
Les forêts tropicales représentent 7% des terres émergées et concentrent plus de 50% de la diversité biologique de la planète. Elles sont victimes d’une intense dégradation affectant plus de 7 millions d’hectares par an. Cette dégradation des écosystèmes forestiers tropicaux est à l’origine de 20% des émissions anthropiques
de gaz à effet de serre.
Face à cette situation, la communauté internationale négocie depuis 2007 un mécanisme de financement de la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des écosystèmes forestiers (REDD) à intégrer dans le futur accord « climat » qui devrait prendre la suite du Protocole de Kyoto après 2012.
Contribuer à la protection des écosystèmes marins
La France occupe une place et une responsabilité importantes dans la protection des océans du globe : troisième puissance maritime mondiale avec une zone économique exclusive (ZEE) de 11 millions de km2, et quatrième pays pour les surfaces de récifs coralliens qui représentent des aires de très grande biodiversité, les hotspots marins.
Une évaluation récente conduite par The Nature Conservancy publiée dans la revue Conservation Letters indique que seulement 1 % des zones marines (contre 12 % des surfaces terrestres) sont sous statut protégé alors que les gouvernements se sont engagés dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique à atteindre un taux de 10 % pour 2012.
Seulement 4 % des zones littorales sont protégées au niveau mondial, avec de fortes variations (Nouvelle-Zélande 70 %, Méditerranée moins de 2 %). De très gros efforts sont donc encore nécessaires pour la protection de l’environnement marin mondial. Dans le contexte de la crise économique et environnementale mondiale, de la rareté des moyens financiers d’intervention, il reste indispensable d’agir vite tout en veillant à la pertinence et au ciblage fin des actions.
Depuis 1994, le FFEM a financé plusieurs programmes et projets de protection de la biodiversité marine et de mise en place d’aires marines protégées. Il a ainsi contribué à la protection de plus de 70 aires marines protégées (AMP) dans le monde couvrant plus de 8 000 km2.
Encourager la conservation des espèces et des espaces
Le FFEM encourage la conservation des espèces et des espaces, l’usage traditionnel des ressources naturelles par les populations, et une exploitation durable des ressources.
Valoriser la biodiversité pour en faire un atout de développement économique et social, en prenant soin d’impliquer les populations locales dans sa gestion est un objectif prioritaire du FFEM.
Conserver des espaces naturels et aménager le territoire
Les projets cofinancés par le FFEM s’inscrivent dans une approche d’aménagement du territoire, au travers de changements d’affectation des espaces, de modification de leur mode de gouvernance, de leur gestion à l’échelle du paysage, de zonage et de règles des différents usages, d’établissement de corridors de protection et de migration de la faune, négociés avec les populations ou décidés par elles.
Valorisation économique et gestion communautaire
Le FFEM se concentre sur la gestion durable des ressources naturelles, sur leur valorisation économique et particulièrement sur l’efficacité de gestion des aires protégées (terrestres et marines) ainsi que de leur périphérie. Hors des aires protégées, il soutient les approches de gestion communautaire ou par des collectivités locales, des ressources naturelles.
Préserver la diversité d'espèces cultivées
Les plantes à racines et à tubercules constituent un groupe d’espèces cultivées jouant un rôle essentiel pour la sécurité alimentaire des pays de la ceinture tropicale humide. La conservation du patrimoine génétique des plantes à racines et à tubercules est une opération complexe qui n’a que rarement été mise en œuvre. En proposant des méthodes de conservation pour ces espèces, le FFEM apporte une contribution aux problématiques de conservation.

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