APPUI À L’ÉCO-CERTIFICATION DES CONCESSIONS FORESTIÈRES EN AFRIQUE CENTRALE (ECOFORAF)

  • Pays d'intervention

    Cinq pays du Bassin du Congo : Cameroun, Congo, Gabon, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo

  • Contexte

    La superficie totale de la forêt dense du Bassin du Congo est estimée à 160 millions d’hectares. L’Afrique Centrale représenterait 10% de la biodiversité mondiale : la flore des forêts de basse altitude compterait plus de 10 000 espèces de plantes supérieures dont 3000 seraient endémiques. Or, cette forêt subit annuellement une déforestation nette de 0,16%. En effet, le secteur forestier représente un poids primordial dans l’économie des pays, même si cette manne ne semble pas être partagée équitablement.

    Les enjeux environnementaux sont donc importants et en grande partie liés à la gestion durable des forêts du Bassin. Cette gestion durable progresse dans le sens où les grandes entreprises des pays se sont engagées dans différents processus de certification et que de nombreuses organisations internationales (WWF, UICN, WCS, BAD, CE…) accordent aux forêts du bassin du Congo une grande attention dans le cadre de la conservation de la biodiversité, des changements climatiques et sur le plan économique. De nombreux progrès restent à réaliser, notamment en matière d’aménagement des concessions forestières, de législation et d’éco-certification.
     

  • Objectifs du projet

    Le projet s’inscrit dans le cadre général de la conservation de la biodiversité des forêts du bassin du Congo. Il se développe dans cinq pays membres de la COMIFAC (Commission des Forêts d’Afrique Centrale).

    Il a pour objectif principal la promotion d’une exploitation des ressources ligneuses compatible avec la préservation des surfaces forestières et des services environnementaux produits par ces forêts pour les populations actuelles et futures, au niveau local, national et mondial.

    Il s’adresse en priorité aux entreprises forestières engagées dans la certification mais il repose aussi sur la recherche d’une collaboration étroite entre de nombreux acteurs impliqués de près ou de loin dans la conservation et la gestion de la biodiversité : les administrations centrales et déconcentrées, les autorités traditionnelles, les populations, les prestataires de services locaux, les organisations internationales.
     

  • Descriptif du projet

    Le projet se décline en quatre composantes :

    1. Elévation du niveau de qualité des aménagements forestiers par des plans sociaux et environnementaux mis en œuvre par les bénéficiaires du projet, après un diagnostic précis. Synthèse des connaissances et renforcement des capacités de gestion (suivi et contrôle des plans d’aménagement) ;
    2. Formation des bénéficiaires sur les domaines de la légalité (traçabilité) et de l’éco-certification à travers des ateliers, visites de terrain, échanges d’expériences, etc. ; cette composante prévoit en outre des appuis à des centres de compétence régionaux,
    3. Activités d’appui au développement et à la maturation des standards de certification (indicateurs régional et nationaux),
    4. Développement du marché des produits éco-certifiés en Europe, en particulier en France (diagnostic des problèmes rencontrés dans ce commerce, étude du marché, sensibilisation des entreprises,…).

    Le maître d’ouvrage du projet est un comité de pilotage présidé par le SE-COMIFAC et composé de huit membres. La coordination et la gestion du projet est assurée par l’ATIBT qui contractualise des maîtres d’œuvre chargés de la mise en œuvre des activités des composantes pour les bénéficiaires du projet.

  • Impacts

    Ce projet contribue au développement économique et social des pays du Bassin du Congo, non seulement en générant des emplois, mais aussi en assurant une pérennité pour l’intervention des entreprises et une gestion durable des forêts dans des économies directement dépendantes du secteur « bois ».

    Il contribue à la protection de l’environnement mondial puisqu’il augmente le nombre d’entreprises forestières engagées dans la certification dans une zone qui représente l’une des plus fortes concentrations mondiales de biodiversité.

    L’articulation entre quatre composantes (aménagement, formation à la certification, standards de certification, développement des marchés) a un caractère innovant dans le sens où, dans un seul projet, sont réunis tous les moyens et leviers en vue de permettre aux entreprises forestières de développer leur production/vente de produits certifiés. En impliquant les principales parties prenantes, ce projet encourage le renforcement d’un réseau d’acteurs et l’amélioration de leur coordination et de leurs méthodes de travail pour une réplication rapide dans d’autres zones.

    Enfin, ce projet participe à la pérennité économique et financière des filières de bois durable en Afrique centrale, entraînant un développement socio-économique local pérenne et disposant de sources financières diverses.
     

  • Dates et montants

    Le projet a démarré au 2e semestre 2010 pour une durée de 3 ans.
    La subvention octroyée par le FFEM s’élève à 1 500 000 €.
    Le montant total des engagements pour financer le projet s’élève à 3 712 500 €.

    Bailleurs
    Montant (€)
    Pourcentage
    FFEM
    1 500 000
    40%
    KfW
    905 000
    24,5%
    ATIBT
    382 000
    10%
    TFT, Fondation Prince Albert II et Fondation Chirac
    552 500
    15%
    Entreprises
    210 000
    6%
    LCB
    73 000
    2%
    AFD
    90 000
    2,5%
    TOTAL
    3 712 500 €
    100%



     

     

     

     

     

     

  • Partenaires

    KfW (KfW Entwicklungsbank )

    Créée en 1948 pour assurer la gestion des projets financés par le Plan Marshall, et basée à Francfort, la KFW est une collectivité bancaire de droit public détenue à 80% par l’Etat fédéral et 20% par les Länder. Si la plus grande partie de son activité est consacrée au financement de l’économie allemande et européenne, depuis 1963 moyennant son unité KfW Entwicklungsbank («banque de développement ») elle joue également un rôle dans la coopération financière vers les pays en développement à titre bilatéral. http://www.kfw.de/
     

    ATIBT (Association Technique Internationale des Bois Tropicaux)

    Fondée en 1951, l’ATIBT est une ONG (organisation non gouvernementale) dont les objectifs n’ont pas varié : organiser et rationaliser le commerce du bois tropical, historiquement en Afrique (Bassin du Congo et Afrique de l’Ouest) puis vers d’autres continents, avec une implication croissante dans la gestion durable de la filière des bois tropicaux. http://www.atibt.com 

    TFT(The Forest Trust)

    TFT est une organisation à but non lucratif dont la mission est d’aider entreprises à mettre sur le marché des produits responsables, afin de permettre une gestion durable des ressources naturelles, en particulier forestières. Depuis 1999, l’action du TFT se concentre sur les chaînes de production de produits en bois, principalement issus de forêts tropicales. Avec plus de 90 personnes dans le monde, le TFT amène les exploitants forestiers et les industries de transformation du bois vers la gestion durable, grâce au levier exercé par le marché en aval. Le TFT compte près de 85 entreprises membres. http://www.tft-forests.org/page.asp?p=6040

    Fondation Chirac

    Avec sa Fondation lancée en juin 2008, le Président Jacques Chirac poursuit ses engagements d’homme d’Etat : agir au service de la paix, garantir le dialogue et le respect entre les peuples. La fondation Chirac remet chaque année un Prix pour la prévention des conflits ; elle mène un plaidoyer et soutient des projets de terrain dans quatre domaines : l’accès durable à l’eau et à l’assainissement, l’accès à des médicaments de qualité, la lutte contre la déforestation et la désertification, la défense de la diversité culturelle et linguistique. http://www.fondationchirac.eu/

    Fondation Prince Albert II

    La Fondation Prince Albert II de Monaco est une fondation monégasque d'envergure internationale créée en juin 2006 par S.A.S le Prince Albert II de Monaco. Elle est dédiée à la protection de l'environnement et au développement durable avec pour objectifs prioritaires : les changements climatiques et la promotion d’énergies renouvelables, la biodiversité, la gestion des ressources en eau et la lutte contre la désertification.  http://www.fpa2.mc/ 

    Agence Française de Développement

    Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français. www.afd.fr