Les publications thématiques, géographiques ou sectorielles
Revue Fonds Fiduciaires pour la Conservation - Etudes sur les investissements 2011
La 5e édition de l'étude sur les Investissements des fonds fiduciaires pour la conservation, coordonnée par la Conservation Finance Alliance, vient d'être publiée en français. Cette publication, financée en partenariat avec le FFEM, met en lumière la performance financière et les stratégies développées sur l’année 2011 pour plus d’une trentaine de fonds consacrés à la conservation de la biodiversité en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et dans les Caraïbes.
Cette revue est donc la 5ème édition d’une série couvrant la période 2006-2011. Elle nous permet de bénéficier d’un retour d’expériences sur la performance de 31 fonds fiduciaires de conservation de différentes tailles.
L'étude confirme que les fonds fiduciaires de conservation assurent leur fonction de sources durables de financement de la conservation de la biodiversité. Après une année 2011 éprouvante pour l’économie mondiale, le résultat des placements financiers des 31 fonds interrogés montre que ceux-ci ont adopté diverses stratégies d’investissements qui favorisent la durabilité sur le long terme et l’équilibre. Les rendements demeurent positifs en moyenne.
Les Fonds Fiduciaires pour la Conservation constituent un concept évolutif depuis le début des années 1990. Ils cherchent avant tout des financements sur le long terme pour la gestion des aires protégées, en complément des financements publics des Etats. Ils visent ainsi à accorder des subventions aux projets locaux de conservation de la biodiversité et à soutenir des projets des populations locales pour la création de revenus durables. Recherchant avant tout la sécurité, ces fonds sont devenus de plus en plus compétents dans la gestion de leurs investissements.
Tous types de fonds confondus, le rendement global moyen des FCC ajusté en dollars US est donc de 2.94% en 2011 : ce chiffre dépasse les rendements moyens du Standard & Poor’s 500 pour 2011. Le graphique ci-dessus présente le rendement global moyen des FCC en 2011 comparé au Standard & Poor’s (S&P) 500 (500 étant l’indice boursier se basant sur les 500 grandes sociétés cotées sur la bourse américaine). La Moyenne Dotation (2,07%) représente le résultat moyen des fonds qui placent un capital et n’utilisent que le produit des intérêts des placements pour octroyer des financements aux activités soutenues par le FCC. La Moyenne d’Amortissement (4,61 %) représente le résultat moyen des fonds qui décaissent à la fois leur capital jusqu’à son extinction à long terme et le produit des intérêts sur la même période pour octroyer des financements aux activités soutenus par le FCC. Cette figure démontre la performance des stratégies d’investissements des FCC qui continuent à présenter de bons rendements sur 3 à 5 ans (le rendement moyen sur 5 ans s’établit à 5.8% en 2011) et montrent une performance d’investissement positif.
En 7 ans, le Programme de Petites Initiatives a permis de mettre en oeuvre plus de 100 projets dans 25 pays d'Afrique Subsaharienne
Ce programme a déjà financé 5,1 M€ de projets de faible montant en faveur d'organisations de la société civile, actives dans la préservation de la biodiversité et dans la lutte contre le changement climatique.
La sélection des projets mobilise activement le réseau d'experts de l'UICN, des professionnels du développement, des représentants à l'étranger de l'Agence Française de Développement et du Ministère des Affaires étrangères. La sélection fait aussi appel à des outils de planification stratégique de la conservation et d'évaluation de l'état de la biodiversité pour bien prioriser les enjeux des différents projets.
Le programme Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l'UICN est également un partenaire technique du PPI. Il intervient en particulier sur l'accompagnement des ONG, potentiellement éligibles à un financement PPI en leur proposant des ateliers de formation sur la préparation et la gestion de projets. Il organise aussi des forums régionaux et nationaux qui sont des lieux de rencontres et d'échanges avec d'autres partenaires concernés par les questions de conservation. Ces forums renforcent les liens entre des ONG souvent isolées et contribuent à l’émergence d’une société civile africaine engagée pour la sauvegarde de l’environnement mondial.
CHIFFRES CLES DU PPI
72 projets clôturés
40.000 bénéficiaires directs du PPI
Environnement
-
7 thématiques : conservation des espèces menacées, conservation des écosystèmes et création d'aires protégées, valorisation durable des ressources naturelles et foresterie communautaire, conflit homme-animaux, écotourisme, éducation environnementale, lutte contre le changement climatique
-
72 projets ont bénéficié en priorité aux écosystèmes des forêts denses du Bassin du Congo et de Madagascar, aux écosystèmes des savanes et des forêts d’Afrique de l’Ouest
-
La gestion de 12 aires protégées sur 800.000 hectares ont été renforcées : parcs nationaux, réserves naturelles…
-
Création de 12 aires protégées sur 160.000 hectares et 5 autres sont en cours de création pour protéger 23.000 hectares supplémentaires
-
5 espèces de tortues marines présentes en Afrique centrale ont été protégées, ainsi que d’autres espèces menacées, telles que les gorilles des plaines et des montagnes
-
Développement
-
Le PPI a contribué à améliorer les conditions de vie de près de 1 million de personnes
-
1.350 personnes bénéficient d’une source de revenu régulière grâce aux projets
-
.....au travers de 45 filières économiques, notamment : écotourisme, valorisation de produits...
-
Guide REDD + à l'usage des concessionnaires forestiers en Afrique Centrale
Ce guide sur le mécanisme REDD+ réalisé à l'usage des gestionnaires forestiers d'Afrique Centrale s'inscrit dans le cadre du programme d'appui à la gestion durable des forêts du Bassin du Congo et du Bassin amazonien brésilien (FORAFAMA).
Elaboré par le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) et TEREA, il a pour vocation à sensibiliser et inciter les acteurs locaux dans la réalisation d'activités REDD+.
Avec l'évolution récente de la prise en compte des forêts tropicales dans les négociations internationales sur le climat et l'intérêt marqué des pays d'Afrique Centrale pour prendre part aux négociations, il devient important pour les gestionnaires forestiers, d'anticiper la mise en oeuvre du mécanisme REDD+.
Les projets REDD+ ont un rôle fondamental dans la mise en oeuvre du mécanisme international. Ils constituent aujourd'hui des actions précoces de lutte contre la déforestation et la dégradation, de conservation qui préparent à la fois les stratégies nationales et qui alimentent les débats internationaux pour la mise en oeuvre du mécanisme de demain. Les projets REDD+ peuvent permettre d'agir dans des zones où l'action gouvernementale ou provinciale aurait des effets limités.
Rapport - Forêts tropicales : point d’étape et nouveaux défis. Quelles orientations pour les acteurs français ?
Ce rapport, le troisième produit par le Groupe national sur les forêts tropicales après ceux de 2003 et de 2006, vise à faire le point sur les enjeux forestiers tropicaux entre acteurs français concernés – administrations, secteur privé, milieux scientifiques, associations – pour définir de nouvelles orientations face aux défis actuels, aussi bien en France d’outre-mer qu’avec les pays partenaires, et notamment à l’approche de Rio+20.
Pourquoi s’intéresser à la protection des forêts tropicales ?
Tout d’abord, avec les départements et collectivités d’outre-mer, environ un tiers des forêts françaises sont des forêts tropicales. Ensuite, la France importe des quantités importantes de bois tropicaux et les forêts tropicales contribuent aux biens publics mondiaux que sont la stabilisation du climat, la conservation de la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé publique. Enfin, les forêts tropicales offrent un potentiel important pour le développement de l’économie verte et inclusive, la lutte contre la pauvreté et la préservation des modes de vie traditionnels dans les pays partenaires de la coopération au développement.
Où en est la protection des forêts tropicales ?
L’aménagement et la certification progressent dans les grands massifs forestiers tropicaux même s’il reste beaucoup à accomplir en matière de gestion durable. La déforestation, bien qu’en baisse depuis les années 1990 et partiellement compensée par les reboisements, se poursuit au rythme de 13 millions d’hectares par an selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).
Ces dernières années, la Convention climat a établi un mécanisme REDD+ pour encourager et contribuer à financer la lutte contre la déforestation. En 2010, la conférence de Paris sur les grands bassins forestiers a permis de mobiliser plus de 4 milliards USD pour amorcer ce mécanisme. La conférence de Nagoya sur la biodiversité a défini les objectifs d’Aichi à l’horizon 2020. L’Union européenne a adopté son Règlement bois pour prévenir les importations de bois illégal et négocie des accords de partenariat avec une douzaine de pays forestiers tropicaux.
En savoir plus : consulter le site du Ministère de l'Agriculture
Le FFEM dans le domaine des eaux internationales
Le portefeuille du FFEM dans le domaine des eaux internationales est majoritairement centré sur l’appui aux institutions de gestion des masses d’eau partagées, en particulier les fleuves internationaux. Il contient également d’autres secteurs d’intervention : protection des bassins versants, amélioration de la qualité des eaux, la gestion des zones côtières, les aquifères. Il y a lieu d’y ajouter les projets de protection des zones côtières, de conservation des écosystèmes littoraux et d’appui aux populations littorales qui combinent des objectifs au titre de la biodiversité et des eaux internationales.
Revue Fonds Fiduciaires pour la Conservation - Etudes sur les investissements 2010
Est-ce que les fonds fiduciaires qui utilisent les intérêts de placements de capitaux sur les marchés financiers pour soutenir la conservation de la biodiversité sont inefficaces et perdent leurs capitaux en cette période de crises financières répétées ?
Ce rapport apporte des réponses à ce type de question en analysant la performance financière de Fonds Fiduciaires pour la Conservation.
Cette revue est la quatrième d’une série couvrant la période 2006-2010. Les Fonds Fiduciaires pour la Conservation (FFC) cherchent à procurer un financement de long terme aux projets de conservation. Sur la cinquantaine de FFC existant dans le monde, les 31 qui ont pris part à cette étude gèrent plus de 460 millions de dollars.
De manière générale, les FFC étudiés ont obtenu des rendements positifs en 2010. Ces résultats, stables au cours des dernières années, sont fondés sur des portefeuilles dans lesquels les actions représentent un peu moins du tiers du total, et les placements à revenu fixe environ la moitié.
Les FFC ont pu profiter de rendements moyens sains sur 3 et 10 ans (respectivement 6,66% et 8,25%) pour satisfaire leurs objectifs d’investissement. Leur rendement moyen sur ces 5 dernières années a été de 7, 82%, ce qui est favorable, en comparaison avec le rendement moyen du S&P 500 (2,29%) sur la même période. Ceci tend à démontrer la capacité des FFC à adopter des politiques d’investissement prudentes pour maintenir la valeur de leurs portefeuilles, y compris dans un contexte d’investissement complexe.

![English [English]](/jsp/jahia/engines/images/flags/en_off.gif)