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L'ONUDI et la France financent le remplacement de refroidisseurs dans six pays africains

27/07/2009

Le Directeur général  de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) a signé le 28 juillet 2009 à Vienne avec le Secrétaire général du Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM), en présence de l’Ambassadrice de la représentation permanente de la France auprès de l’ONU, une convention pour le financement du projet « Remplacement de refroidisseurs en Afrique ».

Le projet permettra à six pays africains (Cameroun, Egypte, Namibie, Nigéria, Sénégal et Soudan) de remplacer des refroidisseurs pour éliminer l'utilisation de substances détruisant la couche d'ozone et pour réduire la consommation de carburants fossiles.

D’un montant total de 5,33 M€, ce projet fait l’objet d’une double contribution française de 1,19 M€ à travers une subvention du FFEM (MEEDDM) de 0,75 M€ et une subvention de 0,44 M€ sur la part bilatérale du Fonds multilatéral du protocole de Montréal, gérée par le secrétariat du FFEM pour le compte du MEIE.
 
L'accord entre le FFEM et l'ONUDI participera à la mise en œuvre d'une stratégie novatrice et commercialement viable pour le remplacement des refroidisseurs à base de CFC (chlorofluorocarbone) en vue d’éliminer l'utilisation de substances détruisant la couche d'ozone et de réduire la consommation de carburants fossiles.
 
En Afrique, les refroidisseurs au CFC sont encore couramment utilisés dans les établissements hospitaliers, les bâtiments publics et privés et, tels que les bâtiments administratifs, les hôtels, et les centres commerciaux, et dans une moindre mesure, également pour des applications industrielles.
 
Les chloro-fluoro-carbures (CFC) appartiennent à la liste des substances contrôlées par le Protocole de Montréal qui régit l’élimination des substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO). Le remplacement de refroidisseurs au CFC peu efficients sur le plan énergétique peut être une opération positive sur le plan environnemental mais aussi financier. Sur le plan électrique, le remplacement par des refroidisseurs plus efficaces peut réduire substantiellement la consommation électrique et le pic de la demande en électricité. Ce remplacement a pour résultat la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que l'élimination du fluide frigorigène CFC.
 
Ce projet a un double impact environnemental, en contribuant à protéger la couche d'ozone et en luttant contre le changement climatique. Il inclut le transfert de technologie verte, la création d'un mécanisme de financement, la gestion des stocks de CFC et les efforts pour susciter une prise conscience chez les utilisateurs de refroidisseurs et les gouvernements des pays concernés.

Signature de la convention de financement Projet pour l’Elimination finale des réfrigérants en RDP Lao

19/07/2009

Le Vice-ministre du Plan et de l’Investissement de la République démocratique populaire (RDP) du Laos et le Directeur de l'AFD au Laos, représentant le Fonds Français pour l’Environnement Mondial, ont signé, en présence de l'Ambassadeur de France en RDP Lao, une convention de financement le 20 juillet 2009.

Ce financement permettra de mettre en œuvre la première tranche du Plan d’élimination finale des substances appauvrissant la couche d’ozone pour la RDP Lao. Ces fonds proviennent de la contribution bilatérale de la France au Fonds Multilatéral du Protocole de Montréal. Le Secrétariat du FFEM assure le pilotage de la mise en œuvre et la gestion des projets qu’il identifie et instruit dans le cadre du Fonds Multilatéral.
 
Le projet de mise en œuvre de la première tranche du Plan d’élimination totale des chloro-fluoro carbones (CFC) pour la RDP Lao a été approuvé en avril 2008 lors du 54ème Comité Exécutif du Fonds Multilatéral du Protocole de Montréal.
 
Le coût total du plan de gestion de l'élimination finale de substances appauvrissant la couche d’ozone de la RDP Lao est estimé à de 258 000 €. Le projet permettra d’éliminer 6,5 tonnes de CFC d’ici 2010.
 
Le projet prévoit d’appuyer le programme de réfrigération et d’air conditionné mobile, de renforcer le respect du cadre légal et la surveillance du contrôle frontalier des substances, de former des agents douaniers et des techniciens, de fournir une assistance technique et de l’équipement, et de créer une association de réfrigération.

Activités du FFEM en Chine dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques

14/06/2009

A l’occasion d’une visite effectuée en Chine du 15 au 18 juin 2009, une délégation française composée du FFEM et de l’ADEME a rencontré plusieurs administrations centrales et organismes scientifiques et techniques chinois, les services de la coopération française, et en particulier M. l’Ambassadeur de France, ainsi que des entreprises françaises actives en Chine dont EDF, Accor, la Seigneurie, Veritas, Terao, etc.

La mission avait pour objectif de dresser un bilan d’activités du FFEM en Chine dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques.

 
Depuis 1999, le FFEM a apporté plus de 7,2 millions d’euros de concours au titre des changements climatiques en Chine par le biais de trois opérations :
  • Efficacité énergétique dans l’habitat (2 phases),
  • Appui au montage de projets mécanisme de développement propre dans quatre provinces de l’Ouest de la Chine,
  • Appui au programme de financements des projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables.
Un accent particulier a été mis sur le programme d’efficacité énergétique dans la construction en Chine qui s’achèvera au cours du deuxième semestre 2009. Ce projet a été présenté lors de deux séminaires, l’un à Pékin et l’autre à Shanghai, clôturant dix ans de soutien du FFEM dans ce domaine.
 
Le programme d’efficacité énergétique dans l’habitat en Chine 
 
Il vise à mettre en œuvre avec l'ensemble des acteurs du secteur de la construction, des méthodes et moyens adaptés permettant d'améliorer durablement la performance énergétique et environnementale des logements en Chine. Il intervient dans les Provinces de Beijing, Heilongjiang et Liaoning et dans la ville de Shanghaï.
 
Le programme d’un montant total de 150 M€ (dont 10 M€ sur l’amélioration de l’efficacité énergétique) a fait l’objet d’un soutien financier du FFEM à hauteur de 6 M€.
 
La maîtrise de l’énergie dans le bâtiment : une coopération franco-chinoise
 
De 1999 à 2004, un premier programme de coopération franco-chinois, financé par le FFEM, a permis de démontrer qu’il était possible de réduire d’au moins 50% les consommations d’énergie liées au chauffage en régions froides, pour un surcoût de construction restant acceptable pour les promoteurs chinois (4 à 7%). 786 000 m2 de logements économes en énergie ont été construits dans le cadre de ce programme de coopération permettant une réduction des émissions de CO2 évaluée à 44 000 tonnes CO2/an.
 
Suite à une volonté commune de la Chine et de la France, un nouveau programme, avec un appui financier du FFEM de 2,7 millions d’euros, a été lancé pendant l’été 2004 pour promouvoir la réhabilitation énergétique et l’amélioration du confort d’été des logements, la qualité environnementale des bâtiments, le développement durable à l’échelle du quartier et l’amélioration de la conception thermique de l’habitat rural, avec l’objectif réaffirmé de réduire les consommations d’énergie.
 
La deuxième phase du programme a permis d’améliorer le système de certification de produits économes, de modifier les réglementations sur le chauffage et les normes sur l’efficacité énergétique et la climatisation.
 
Quatre opérations de réhabilitation et de construction ont permis de démontrer leur faisabilité technique et financière dans la réalité économique chinoise afin qu’elles soient ensuite répliquées :
  • Réhabilitation de 200 000 m2 de logements à Harbin et Heihe,
  • Construction de 20 maisons rurales à Heihe,
  • Construction de 300 000 m2 de logements à Beijing,
  • Construction de 155 000 m2 de logements à Shanghai.
Les séminaires de clôture du programme organisés à Pékin et à Shanghaï
 
A l’occasion du séminaire de clôture organisé au niveau central à Pékin, avec le MOHURD (Ministère du Logement et du Développement Rural et Urbain) et son département des sciences et technologies (DOST), un bilan positif du programme a été exposé avec la mise en œuvre de près de 900.000 m2 de bâtiments à basse consommation d’énergie (neufs et réhabilités), la mise en place ou l’actualisation de normes de constructions économes en énergie, la mise au point de guides techniques.

 

A Shanghaï, la conférence a été introduite par le Président de la commission de développement rural et urbain et des transports, le Chef des services économiques de Shanghai, le secrétaire général du FFEM et la directrice des affaires internationales de l’ADEME, devant un auditoire d’entrepreneurs, de fournisseurs, de promoteurs immobiliers, de bureaux d’études, d’architectes et d’étudiants. Elle a été l’occasion de présenter le site pilote soutenu par le FFEM dans le quartier de Bilinwan (180.000 m2), conçu et réalisé sur la base de dispositions techniques économes en énergie. Le site a reçu le label « Green Building ». Différents industriels français ont été mobilisés à l’occasion de ces travaux : la Seigneurie, CIAT, etc.

Antilopes Sahélo-Sahariennes

03/05/2009

Le programme "Antilopes Sahélo-Sahariennes" (ASS) soutenu par la Convention sur les Espèces Migratrices (CMS) depuis 1994 a pour objet la réhabilitation de la faune de grands mammifères en zone Sahélo-Saharienne dans une perspective de conservation du patrimoine naturel mondial et de développement durable des régions concernées.

Dans le cadre de ce programme concentré sur 14 pays d’Afrique en zone sahélo-saharienne, un plan d'action ASS a été adopté en 1998 et vise quatre objectifs :

  • mettre en place des conditions réglementaires et humaines permettant de préserver et de restaurer les éléments clés de la biodiversité sahélo-saharienne, en particulier les grands ongulés,
  • impliquer directement les communautés locales dans l'ensemble des activités du programme,
  • sensibiliser ces communautés aux intérêts de la conservation et de la réhabilitation de la faune sauvage en tant que facteur de développement,
  • développer un écotourisme orienté sur les écosystèmes sahélo-sahariens  permettant à terme la gestion et l'utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles reconstituées.

Pour initier la mise en oeuvre de ce plan d'action ASS, le projet régional ASS CMS/FFEM a été lancé sur la période 2003-2008. 

Le projet « Antilopes sahélo sahéliennes » cofinancé par le FFEM et la CMS a été engagé en mars 2002 pour 1,35 M€, porté par le MEEDDAT.

Le projet ASS CMS/FFEM se concentre sur 7 des 14 pays de l'aire de de distribution des espèces concernées par l'Action Concertée : Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Tunisie. Il est axé plus spécifiquement sur la Tunisie et le Niger, avec un appui complémentaire particulier au Tchad.

Rencontre avec Robert Hepworth, secrétaire exécutif CMS/PNUE Secretariat

29/04/2009

La stratégie de la Convention sur les espèces migratrices (CMS)  rejoint celle du FFEM mais aussi celle de la convention sur la lutte contre la désertification (CLCD), en particulier sur l’amélioration de la conservation de la biodiversité des zones arides.

La CMS a soutenu la conception et la mise en œuvre d’un important programme concentré sur 14 pays d’Afrique en zone sahelo-saharienne avec un réseau d’aires protégée, la réintroduction de populations d’ongulés, à partir de stocks captifs existants en Tunisie et le développement de l’écotourisme en intégrant la faune sauvage dans les circuits touristiques notamment en Tunisie et au Niger.
 
Le FFEM a cofinancé ce programme avec le projet « Antilopes sahélo sahéliennes », engagé en mars 2002 pour 1,35 M€, et porté par le MEEDDAT. De plus, il a permis d’impliquer les communautés locales dans la surveillance, la gestion et la valorisation des aires protégées et d’assurer un suivi scientifique.
 
Outre la participation des populations, des administrations nationales et locales et de la CMS, les principaux partenaires sont l’Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique, le Sahara Conservation Fund, le Muséum d’Histoire Naturelle de France, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, l’African Parks Foundation, la Région Flamande de Belgique, le Sahelo Saharan Interest Group et l’Union Mondiale pour la Nature (UICN), le MEEDDAT et le FFEM.
 
L’Union européenne est associée à la poursuite et au développement des actions engagées.
 
Ce projet est considéré par les Nations Unies comme exemplaire. Il fait l’objet de nombreuses publications scientifiques, de vulgarisation (« Libération», « 30 millions d’amis »…) comme de communications au sein de conférences internationales.

 

Robert HEPWORTH, Secrétaire Exécutif de la CMS accompagné du Dr Roseline C. BEUDELS-JAMAR de l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, d’Arnaud GRETH, Président de l’ONG Noé Conservation et de Marianne COUROUBLE en charge de la faune et de la flore sauvages au MEEDDAT a rencontré le 30 avril 2009 Marc-Antoine MARTIN, Secrétaire général du FFEM, en présence de Christophe du CASTEL, responsable eaux internationales, désertification, forêts au Secrétariat du FFEM.

Cette rencontre a été l’occasion d’échanger sur les stratégies de la Convention et du FFEM en matière de protection de la biodiversité et de lutte contre la désertification.

Signature de la convention avec la Fondation International du Banc d'Arguin (FIBA)

22/04/2009

Le FFEM et la FIBA financent les écosystèmes marins en Afrique de l’Ouest. La convention de financement d’un montant global de 1,050 milliard de FCFA (1,6 million d’euros) a été signée entre le FFEM et la Fondation Internationale du Banc d’Arguin (FIBA) le 23 avril  2009 au siège de la FIBA.

Il s’agit, sur une durée de cinq ans, de valoriser le rôle des Aires Marines Protégées (AMP) dans la préservation de la biodiversité et des écosystèmes marins en Afrique de l’Ouest. Les AMP constituent des dispositifs de protection des espaces marins contre la surexploitation des ressources et leur dégradation croissante en Afrique de l’Ouest. Elles contribuent à la gestion durable des ressources. Les efforts régionaux déjà engagés sur la préservation de la biodiversité marine dans un nombre restreint de sites pilotes seront poursuivis en mobilisant la société civile autour de la préservation.  

Le premier objectif visé est l’amélioration de l’efficacité de la gestion des Aires Marines Protégées, afin d’en étendre les bénéfices au niveau régional. Pour cela, le projet soutiendra l’établissement de plans de gestion, la concertation intervillageoise, la professionnalisation ou la mise en place de modalités de financement des coûts de fonctionnement des aires protégées, la valorisation des savoirs locaux, la surveillance communautaire, la connaissance et le suivi des espèces. Deux aires souvent citées en exemple seront sites pilotes : Bamboung dans le delta du Sine Saloum au Sénégal, avec l’ONG Océanium, et Urok dans l’archipel des Bijagos en Guinée Bissau, avec l’ONG Tiniguena.
 
Le projet permettra dans un second volet de mesurer les effets écologiques et socio-économiques des aires protégées, notamment par la conception de méthodes de suivi communautaire des aires protégées, l’établissement d’une méthodologie de suivi testée et validée sur quelques sites, l’analyse et la restitution des informations. Cinq aires ont été retenues dans cette composante : Bamboung et Cassa au Sénégal, Urok en Guinée Bissau, Niumi en Gambie, Tristao & Alcatraz en Guinée Conakry.
 
Le troisième objectif est centré sur l’éducation et la sensibilisation au rôle des AMP dans la conservation et le développement.
 
Au total, les AMP concernées par le projet représentent plus de 85.000 hectares d’espaces marins et côtiers.
Le projet complète ainsi les actions en cours à la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) sur la cogestion et l’apport des AMP à l’activité de pêche, financées par l’AFD à hauteur de 5 millions d’euros, ainsi que par la FIBA à hauteur de 3,1 millions d’euros.
 
Cette intervention s’inscrit dans la suite de plusieurs financements accordés par le FFEM et l’AFD à des ONG, comme par exemple Océanium en 2007 et Wetlands en 2008 au Sénégal.
 
 
La Fondation Internationale du Banc d'Arguin est une fondation de droit suisse créée en 1986. Depuis 20 ans, elle apporte son appui au Parc National du Banc d’Arguin (PNBA), aujourd’hui modèle de gestion pour l’écorégion. Sa mission est d'appuyer la conservation, la valorisation du Banc d'Arguin et les autres écosystèmes littoraux critiques ouest africains pour un développement harmonieux et durable.  >>> 
 
Retrouvez l'info en ligne sur le site de la FIBA
 
   
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