Le 6 octobre, la FAO et le FFEM ont signé un accord de financement pour améliorer les conditions des zones humides de la région du Sahel en Afrique, en particulier en matière de gestion durable des oiseaux d'eau migrateurs, essentiels à la sécurité alimentaire des populations locales.

Les deux organismes travailleront ensemble dans le cadre d’un nouveau partenariat visant à améliorer la situation des ressources naturelles dans les zones humides du Sahel, en Afrique. La gestion durable des oiseaux aquatiques migrateurs est un des principaux aspects de ce projet, car elle est un facteur de sécurité alimentaire essentiel pour les populations locales.

Gestion durable des oiseaux migrateurs au bénéfice des populations locales

Ce projet de gestion intégrée des oiseaux migrateurs et des zones humides en Afrique subsaharienne a été rebaptisé « projet RESSOURCE »

Il couvre spécifiquement les quatre grandes zones humides du Sahel, réparties entre le Tchad, l’Égypte, le Mali, le Sénégal et le Soudan.

Plus précisément, il  se concentre sur les zones humides de la vallée du fleuve Sénégal, du delta intérieur du Niger, du lac Tchad et du bas et du milieu du Nil.

 

Ces régions abritent des écosystèmes d’une importance vitale, où la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de près d’un milliard de personnes dépendent de l’agriculture, de l’élevage et de l’exploitation des ressources naturelles, notamment à travers la pêche et la chasse aux oiseaux.

La FAO, le FFEM et les autres partenaires du projet veulent améliorer la gestion durable des oiseaux aquatiques migrateurs à travers différents outils :

  • un recensement des oiseaux,
  • des techniques d’étude et de suivi
  • et des activités de renforcement des capacités.

Les résultats du projet RESSOURCE vont permettre à la fois :

  • d'améliorer les connaissances sur la situation de ces oiseaux migrateurs en Afrique,
  • de promouvoir une gestion et une exploitation durable de cette ressource au bénéfice des populations locales 
  • et, plus globalement, de mieux gérer ces zones humides d'importance mondiale dont ces oiseaux sont un excellent bio-indicateur.

L’accord de financement signé entre la FAO et le FFEM, d’un montant de 1,5 million d’euros permet de contribuer à hauteur de 30 % du budget de ce programme. 

François-Xavier Duporge, Secrétaire général du FFEM évoque la collaboration entre la FAO et le FFEM sur ce projet RESSOURCE.

fx.PNG

Constance Corbier-Barthaux, chef de projet FFEM Biodiversité et Programme de Petites Initiatives, parle du projet RESSOURCE

constance.PNG