panier de Marula
Ghana
Développement local & biodiversité
Promouvoir quatre filières durables
en Afrique australe
au coeur de Phytotrade
4 filières
Marula, baobab, griffe du diable, mafura
C'est
12510 membres
engagés en coopérative ou en association
dont
78%
de femmes
En s'associant à l'initiative portée par PhytoTrade Africa, le FFEM et l'AFD veulent démontrer que valoriser certains produits naturels et savoirs traditionnels, de manière concertée et responsable, contribue à la fois à préserver les écosystèmes dont ils sont issus, à freiner la déforestation, et aussi à améliorer le revenu des communautés rurales, les premiers bénéficiaires.

Les pratiques de gestion communautaire des ressources naturelles - c'est à dire la gestion déléguée par l'Etat des ressources provenant des terres communales -  sont au coeur du projet PhytoTrade.

Ce mode de gestion par les communautés offre des bénéfices à tous les niveaux :

  • diversifier et augmenter les sources de revenus des communautés rurales, notamment des femmes
  • développer les petites industries en Afrique et les marchés d’approvisionnement inclusifs pour les produits naturels 
  • augmenter les ventes annuelles d’ingrédients et de produits finis au bénéfice des adhérents 
  • promouvoir la gestion durable de l’environnement
  • freiner la déforestation
     
Entretien avec Véronique Rossow

Aujourd'hui, nous avons environ 70  PME adhérentes réparties dans 8 pays. Elles produisent des ingrédients destinés principalement aux industries cosmétiques et agro-alimentaires locales et internationales. C’est notamment dans ce cadre que deux filières phares de Phytotrade (huile de Marula et poudre de Baobab) ont pu être présentées au salon de l’Agriculture cette année, en 2016. 

La plupart de nos filières porte sur la valorisation de produits forestiers non ligneux. Nous en soutenons une dizaine, qui répondent toutes aux principes de BioTrade tels que définis par la conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Avec l’entrée en vigueur récente du Protocole de Nagoya, et étant impliqués de facto dans les obligations légales qui en découlent, nous soutenons activement la mise en place de lois pragmatiques et aussi simples que possible, tout en nous assurant d’une prise en compte effective des intérêts des pays fournisseurs.

Véronique Rossow, directrice recherche et développement de la plateforme
décortication manuelle à la hache
Fruit du marula
Les femmes se mobilisent pour développer la filière Huile de Marula
Dans la région d'Ondangwa en Namibie, la production rurale de marula est assurée à 100% par des femmes. La coopérative EWC (Eudafano Women Cooperative) représente plus de 2500 collectrices organisées en communautés. Chaque collectrice est "propriétaire" de ses arbres et la coopérative appartient aux femmes namibiennes.

EWC fournit les matières premières, soutient la filière et veille à la rémunération équitable des productrices.

Les communautés récoltent les fruits et vendent les amandons à l’usine d'Ondangwa (également propriété d'EWC), qui les transforme en boissons fermentées et en huile de marula.

La décortication se fait de façon manuelle, selon une méthode traditionnelle assez dangereuse : il faut utiliser une hache pour ouvrir le noyau. L’étape de décortication est un enjeu clé du développement de la filière, et un prototype de décortiqueur mécanique est actuellement testé sur place.
décortication manuelle à la hache
EWC et PhytoTrade Africa travaillent ensemble pour la recherche et le développement de la filière.
EWC est membre de PhytoTrade Africa (PTA) depuis une dizaine d’années.

Ils travaillent ensemble pour la recherche et le développement, la viabilité économique des produits et la gestion des ressources. Ce partenariat contribue au développement économique et social de communautés rurales pauvres de Namibie et à la préservation des écosystèmes, grâce à la commercialisation de produits naturels.

L’objectif est d’ouvrir davantage le marché, pour augmenter la demande et apporter plus de résilience à la filière, en recherchant des propriétés particulières associées à l’usage de cette huile dans diverses formulations cosmétiques. Cette étape inclut de faire mieux connaître son potentiel aux utilisateurs (marques cosmétiques et consommateurs). Un autre enjeu majeur est l’obtention des approbations Novel Food et GRAS pour l’Europe et les États-Unis, dans le but de développer le secteur agroalimentaire
décortication manuelle à la hache
Le marula est un arbre utilisé pour de nombreux besoins domestiques et traditionnels.
Le Marula peut atteindre 20 mètres. C'est un arbre très résistant à la sécheresse que l’on trouve en abondance du bushveld aux woodlands.

Chaque partie de cet arbre est utilisée pour répondre à de nombreux besoins domestiques et pratiquer des rites traditionnels importants. Un arbre produit chaque année environ 500 kg de fruits qui sont couramment mangés frais, utilisés pour préparer des jus ou des gelées. Ce fruit est aussi considéré localement comme un puissant insecticide.

Légèrement jaune, avec une odeur prononcée de noix, l’huile de marula a un taux d’oxydation faible pour des propriétés antioxydantes élevées. L’écorce est notamment utilisée en traitement prophylactique de la malaria, et les feuilles sont mâchées pour lutter contre les indigestions et les brûlures d’estomac. Très riche en vitamines C et E, en acide oléique, en minéraux et en acides gras mono-insaturés, elle assouplit, hydrate et revitalise naturellement la peau. Stable à l’oxydation et organoleptiquement neutre, ses propriétés sont très recherchées dans le secteur de la cosmétique : l’huile de marula est utilisée par des marques cosmétiques.

La production est de 10 tonnes par an environ, dont une partie est réservée à une consommation locale alimentaire.
phases

De 2012 à 2015

l’Agence française de développement (AFD), le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont soutenu le projet Produits naturels certifiés pour préserver la biodiversité et soutenir le développement local en Afrique australe, porté par PhytoTrade Africa

1,9 M€ accordés au total

PhytoTrade Africa a reçu une subvention du FFEM de 900.000 euros et une autre de  l’AFD de 1 million d’euros.

Huit pays ciblés

Le projet a été mis en oeuvre dans huit pays : Afrique du Sud, Botswana, Malawi, Mozambique, Namibie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe

Poster chiffres clés filière durable PhytoTrade Africa
Poudre de baobab brute
PHYTOTRADE MET EN PRATIQUE LE PRINCIPE D'ACCÈS ET DE PARTAGE DES AVANTAGES (APA) ISSUS DE L'EXPLOITATION DE RESSOURCES GÉNÉTIQUES

Les coopératives membres de PhytoTrade appliquent sur le terrain les principes du Protocole de Nagoya de la Convention internationale sur la diversité biologique, portant sur l’accès et le partage équitable des avantages issus de l’exploitation des ressources génétiques. Ces initiatives contribuent à une structuration pertinente de la filière, en termes de :

  • régulation
  • traçabilité
  • garantie de qualité
  • d’approche territoriale, qui intègre les enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Au travers d’une charte éthique commune, les membres s’engagent à mettre en place des plans de gestion durables des espèces ciblées et à respecter des relations commerciales équitables.