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Sanctuaire Manatee © Julien Calas, FFEM (105)
(Renforcement d’Expertise au Sud du Sahara sur les Oiseaux et leur Utilisation Rationnelle en faveur de leur Communautés et de leur Environnement) vise une amélioration significative de l’état des ressources naturelles des grandes zones humides sahéliennes au bénéfice des populations locales, notamment en termes de sécurité alimentaire et de développement local. Les populations d’oiseaux d’eau constituent la ressource naturelle ciblée par le projet.
Contexte

Les quatre grandes zones humides du sahel (GZHS) (delta du Sénégal, delta intérieur du Niger, lac Tchad, cours inférieur et moyen du Nil) constituent des écosystèmes fonctionnels porteurs d’une forte biodiversité. Elles sont habitées par de nombreuses populations humaines (1 million d’habitants dans le delta intérieur du Niger) et sont le siège d’intenses activités pastorales, agricoles (riziculture) et d’exploitation des ressources naturelles (pêche, chasse).

La baisse de la pluviométrie et les aménagements hydrologiques (barrages, digues) réalisés en amont et dans ces zones humides ont altéré leur fonctionnement. En particulier, le régime annuel des crues qui constitue un élément fondamental de ces écosystèmes, a été modifié. Entre 1960 et 2000, on estime que les plaines inondables du Sahel ont perdu 40% de leur superficie.

Sur les 530 espèces d’oiseaux nichant en Europe, environ 240 migrent vers l’Afrique sub-saharienne. Les oiseaux d’eau se concentrent dans les grandes zones humides du sahel où ils passent l’hiver avant de retourner nicher en Europe. Entre les années 1960 et 2000, le nombre d’oiseaux d’eau a globalement décliné d’environ 40 % dans les GZHS. Ce déclin est mal compris mais paraît avoir pour origine trois principales causes : la diminution de la taille des plaines inondables dans les GZHS ; les dynamiques végétales entrainées par la modification du régime des crues (espèces invasives) et le prélèvement direct par la chasse.

Descriptif

Le projet intervient selon 5 composantes complémentaires :

  • Composante 1 : Suivi de la ressource « Oiseaux d’eau ». Des dénombrements d’oiseaux d’eau utilisant des méthodes harmonisées et menées de façon simultanée sur les GZHS seront conduits régulièrement pour mieux connaître les dynamiques des populations d’oiseaux. Ils seront précédés d’un renforcement des capacités des acteurs locaux en matière de suivi environnemental.
  • Composante 2 : Conservation de la ressource « Oiseaux d’eau » et gestion intégrée des zones humides. Sur la base des informations collectées via le premier axe et d’un diagnostic pluridisciplinaire spécifique, des plans de gestion seront développés sur deux zones humides pilotes (site des Trois Marigots au Sénégal et Khor Abu Habil au Soudan). Il s’agira d’intégrer la conservation des oiseaux d’eau dans un cadre de gestion général qui tienne compte des usages multiples des zones humides. Parallèlement, un fonds de petites subventions sera mis en place pour appuyer des opérateurs dans leur action de gestion des zones humides sahéliennes.
  • Composante 3 : connaissance et utilisation durable de la ressource « Oiseaux d’eau ». L’importance socio-économique de la chasse aux oiseaux d’eau par les populations locales sera évaluée sur plusieurs sites et des analyses filière seront conduites. Sur la base des résultats, des méthodes simples de suivi des populations d’oiseaux d’eau par les communautés locales seront mises en place. Elles permettront de développer des plans de gestion simples définissant des prélèvements durables de la ressource.
  • Composante 4 : Renforcement des capacités et mobilisation de la communauté « RESSOURCE ». Le quatrième axe du projet vise à renforcer les capacités locales en matière de gestion des populations d’oiseaux d’eau et des zones humides en intégrant ces problématiques dans les cursus universitaires des pays d’Afrique sub-saharienne. Une forte communication sur le projet sera développée dans l’objectif de créer une communauté régionale d’experts et d’organisations impliquées dans la gestion des zones humides et des oiseaux d’eau.
  • Composante 5 (hors financement FFEM) : Renforcement des cadres légaux et institutionnels pour la ressource « Oiseaux d’eau ». Le dernier axe d’intervention du projet vise l’amélioration des cadres institutionnels et juridiques. Il s’agira d’accompagner les gouvernements dans l’élaboration et dans l’application des instruments institutionnels, légaux, réglementaires, contractuels et professionnels relatifs à l’exploitation durable des oiseaux d’eau avec les acteurs locaux.
Impacts
  • Les résultats des comptages réalisés dans le cadre du projet sont cités et constituent l’argumentaire sur lequel sont développées de nouvelles politiques publiques ;
  • La composition et le fonctionnement des zones humides bénéficiant d’un plan de gestion ne sont pas altérés ;
  • Le suivi des populations et des prélèvements montre soit une dynamique positive des populations d’oiseaux soit des dynamiques stables ou négatives mais sans lien avec la pression de chasse dans les zones d’hivernage ;
  • Les acteurs locaux (institutions et OSC) initient et/ou mettent en œuvre des actions de conservation de zones humides et oiseaux d’eau ;
  • L’amélioration des cadres juridiques et institutionnels se traduit par davantage d’actions de gestion et préservation des oiseaux d’eau.
01/01/2017
Date de début du projet
31/12/2021
Date de fin du projet
04/07/2016
Date d'octroi du projet
4 ans
Durée du financement
Secteur(s)
N'Djamena
Localisation
Outils de financement
Montant global du projet 5 062 000 EUR
Montant du programme
1 500 000
EUR
Montant du financement FFEM
Statut
Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
Bénéficiaire(s)
Ministère de la Transition écologique et solidaire
Institution(s) membre(s) porteuse(s) du projet
CIRAD
Contreparties nationales
ONCFS
Secrétariat AEWA
UE
FAO
Cofinanceur(s)

Chargée de projets – Constance Corbier - Barthaux
Tél : +33 (0)1 53 44 34 83
corbierc@afd.fr