Madagascar est un pays à faible revenu dont l'économie nationale dépend essentiellement de secteurs reposant sur les ressources naturelles. Le taux d’accès à l’électricité est un des plus faible d’Afrique, 5% en zone rurale, malgré les ressources en énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire).
Le projet intervient dans un contexte de dégradation des terroirs, d’interrelation et de concurrence de plus en plus poussée entre les usages, de pression sur les « communs » (les rivières et les zones clés des bassins versants notamment) et de déficit de services essentiels de base. Son enjeu central est d’amorcer une transition vers la gestion durable et le développement économique endogène des territoires.
Les principaux effets attendus du projet portent sur la gestion durable des communs (eau, énergie, bassin versant) dans un cadre de gouvernance partagée, de développement du service de l’électricité, de progression des pratiques agroécologiques et de la progression de la protection des ressources naturelles critiques des bassins versants.
La logique d’intervention se caractérise par la co-construction d’un socle de connaissances partagées, et d’un cadre de dialogue et de gouvernance partagée entre acteurs à échelles et thématiques multiples (énergie, eau, bassin versant).
La connexion entre les niveaux de gouvernance est développée progressivement. Les actions concrètes deviennent une source d’expérience qui nourrit une analyse réflexive et un dialogue (i) au niveau du territoire puis des échelons régional et national et (ii) et qui permet de planifier de nouvelles actions et de valider des mécanismes de financement durables.
- Faire progresser la transition écologique et énergétique entamée et le cadre de gouvernance, mis en place dans le cadre du précédent projet RHYviere 2.
- Optimiser, élargir et de valider la démarche en prenant en compte les leçons apprises.
- Créer les conditions pour renforcer la gouvernance territoriale.
- Opérationnaliser la transition écologique à partir d’activités de démonstration.
- Enclencher une dynamique d’apprentissage collective (Partage et Capitalisation).
En mettant au cœur la gouvernance des territoires et la participation citoyenne, le projet impulse des modifications durables des comportements et des modes d’intervention des populations et acteurs économiques, avec trois volets particulièrement exemplaires et innovants :
- Promouvoir une approche par les communs, à l’échelle de territoires.
- Instaurer un dispositif de gouvernance citoyenne de l’électricité produite par un mini-réseau hydroélectrique.
- Opérationnaliser le mécanisme de paiement pour services environnementaux (PSE), visant un financement durable de ces services.
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