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Singe Chimpanzé_DPP_0183 © Franck RIBAS-BRLi
Riche d’une exceptionnelle biodiversité, la région abritant le Parc national de Kibale subit depuis plusieurs décennies divers facteurs de déséquilibre, du braconnage intense à l’utilisation d’intrants chimiques dangereux dans les monocultures de thé. Pour rétablir l’équilibre bouleversé, le FFEM soutient le projet Forest, Fauna, Populations in Uganda (FoFauPopU).
Contexte

Le Parc national de Kibale abrite la plus forte densité de primates au monde, ainsi que des espèces emblématiques comme le chimpanzé et l’éléphant de forêt et de savane. Cette zone forestière a subi un braconnage intense des éléphants pour le commerce de l’ivoire, l’expulsion des populations locales pour la création du parc, et l’expansion des monocultures de thé. Ces éléments font pression sur les écosystèmes et alimentent des conflits homme-faune, par ailleurs renforcés par l’augmentation de 300 % de la densité de population autour du parc en 30 ans. L’utilisation d’intrants chimiques dans la production de thé à proximité du parc menace quant à elle la santé des populations, mais aussi celle des primates : 25 % des chimpanzés de la zone présentent désormais des malformations faciales ou des perturbations des cycles reproducteurs des femelles.

Pour rétablir l’équilibre bouleversé dans et autour du parc, le FFEM soutient le projet pilote FoFauPopU. En promouvant un développement agricole durable et une gouvernance concertée de la zone, le projet vise à réduire les conflits entre la faune sauvage et les communautés riveraines.

Descriptif

Le projet s’articule autour de quatre composantes :

  • Renforcer la gouvernance collective des communautés riveraines de Sebitoli et des institutions impliquées.
  • Réduire les conflits et nuisances entre les hommes et la faune, et améliorer la santé humaine et animale.
  • Développer et valoriser des activités propices à une conservation collaborative, par la promotion de l’agriculture biologique, du commerce équitable et de cultures alternatives.
  • Coordonner les parties prenantes, gérer le projet et diffuser les résultats.
Impacts
  • Amélioration de la sécurité alimentaire et du bien-être des populations et des petits producteurs locaux.
  • Protection de la faune sauvage dans le Parc national de Kibale.
  • Préservation de la forêt et des ressources en eau.
Caractère exemplaire et innovant

Ce projet innove par son approche globale et intégrée, qui vise à traiter à la racine les causes de la dégradation des écosystèmes et des conflits homme-faune. Il promeut la concertation pérenne des gouvernances territoriales locales et des filières agricoles, par exemple en combinant deux types de filières, pour l’export d’une part et pour l’alimentation locale d’autre part. Enfin, l’articulation entre la recherche et l’action encouragée dans le projet permet de mesurer et d’évaluer rigoureusement les impacts, en vue de capitaliser sur les réussites du projet.

01/10/2018
Date de début du projet
31/12/2023
Date de fin du projet
01/03/2018
Date d'octroi du projet
5 ans
Durée du financement
Outils de financement
2 879 000 EUR
Montant du programme
951 000
EUR
Montant du financement FFEM
En cours
Statut
Museum national d’histoire naturelle (MNHN)
Bénéficiaire(s)
Ministère de la Transition écologique et solidaire
Institution(s) membre(s) porteuse(s) du projet
CIRAD
Fondation Prince Albert II
Ambassade de France en Ouganda
Fondation Hermès
Fondation pour la Nature et l’Homme
Laboratoire national de métrologie et d’essais
Museum national d’Histoire naturelle
Cofinanceur(s)