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COP17 désertification : le FFEM mobilisé pour faire émerger et partager des solutions pour des territoires résilients
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Du 17 au 28 août 2026, le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) participe à la 17e Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, autour du thème « Restaurer la terre. Restaurer l’espoir ».
Adoptée en 1994, la CNULCD réunit l’ensemble des 197 Parties ainsi qu’un large éventail d’acteurs non étatiques autour des enjeux interconnectés de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse. Elle porte une ambition centrale : parvenir à la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.
Première des trois COP des Conventions de Rio prévues en 2026, la COP17 Désertification se tient dans un contexte particulièrement décisif, marqué notamment par l’Année internationale des parcours et des pasteurs et l’Année internationale des agricultrices, qui mettent en lumière le rôle essentiel des terres et des populations qui en dépendent.
La France, qui participe pour la première fois en tant que Partie affectée par la désertification, sera présente à travers un hub national fédérant l’expertise et les savoir-faire de ses entreprises. Dans ce cadre, le FFEM, représenté par Emmanuelle Poirier-Magona, responsable de projets Dégradation des terres et Agriculture durable, souhaite valoriser l’expérience et les solutions développées depuis plus de 20 ans en faveur de la gestion durable des terres et de la transition agroécologique.
Sous l’effet combiné de facteurs multiples - pressions exercées par les activités humaines, mauvais usages des sols amplifiés par les changements climatiques, la dégradation des terres s’accélère, entraînant des conséquences croissantes importantes sur les écosystèmes et les populations.
Quelques chiffres clés :
- La dégradation des terres affecte jusqu’à 40% des terres mondiales
- En Mongolie, pays hôte de la COP17, près de 77% des terres sont déjà dégradées
La COP17 entend accélérer la mobilisation internationale en transformant les engagements en actions concrètes, notamment à travers les financements, les partenariats, le partage de solutions et l’implication des acteurs locaux. Parmi les principales thématiques abordées :
- Accélérer la restauration des terres
- Renforcer la résilience face à la sécheresse
- Mettre en lumière le pastoralisme
- Mobiliser les financements innovants pour des terres en bonne santé
- Mobiliser le secteur privé autour de l’initiative Business for Land
Après une première semaine largement consacrée aux négociations entre les États, la COP17 entrera, à partir du 24 août, dans une nouvelle séquence, marquée par les échanges de haut niveau et une plus grande visibilité des acteurs engagés sur le terrain.
Une approche intégrée et territoriale
Face à la convergence des enjeux de dégradation des terres, de perte de biodiversité, de changement climatique et de sécheresse, le FFEM soutient l’expérimentation de solutions intégrées, notamment fondées sur la nature, adaptées aux réalités des territoires. Sur la période 1994-2026, les projets consacrés à la lutte contre la dégradation des terres et la désertification représentent 12 % du portefeuille de projets du FFEM, témoignant de l’engagement du Fonds sur ces enjeux.
Le FFEM défend une approche fondée sur 3 convictions :
- Les enjeux environnementaux sont interdépendants : restauration des terres, biodiversité, climat et gestion de l’eau doivent être abordés conjointement pour construire des réponses durables.
- Les solutions se construisent avec les territoires : communautés, producteurs, organisations locales, acteurs publics, scientifiques et partenaires de terrain sont essentiels à leur conception, leur appropriation et leur pérennisation.
- L’expérimentation doit nourrir le changement d’échelle : capitaliser sur les expériences de terrain, documenter les résultats et partager les connaissances permet de favoriser la réplication et l’évolution des pratiques.
3 enjeux en réponse aux priorités de la COP17
Face à la dégradation des terres, les priorités de la COP17 trouvent un écho concret dans l’action du FFEM, autour de 3 approches :
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Accompagner un pastoralisme durable et la restauration des territoires : Les territoires pastoraux sont au cœur des enjeux de restauration des terres, de préservation de la biodiversité et d’adaptation au changement climatique. Le FFEM soutient des approches qui associent gestion durable des pâturages, capacités d’adaptation des communautés pastorales et préservation des écosystèmes.
Au Sénégal, le projet DUNDI FERLO contribue à la gestion durable des ressources agropastorales et à la restauration des terres du Ferlo, en plaçant les communautés et les acteurs locaux au cœur des dynamiques de gestion des territoires.
- Faire de l’agroécologie un levier d’adaptation dans les zones sèches : Avec le projet AVACLIM, le FFEM promeut l’agroécologie comme une voie d’adaptation au changement climatique dans les zones sèches, dans cinq pays d’Afrique, ainsi qu’en Inde et au Brésil.
Le projet s’est notamment attaché à documenter les performances des pratiques agroécologiques, structurer des communautés de pratiques et favoriser le partage d’expériences, afin de mieux faire connaître les conditions de réussite de ces initiatives et de contribuer à leur changement d’échelle.
- Renforcer la gestion durable de l’eau face aux sécheresses : Face à l’intensification du stress hydrique, le FFEM accompagne l’évolution des systèmes agricoles vers des modèles plus économes en eau et mieux adaptés aux nouvelles contraintes climatiques. A travers le projet SUPMED, au Liban et e, Egypte, il soutient une gestion durable et intégrée de la ressource en eau et accompagne les agriculteurs dans l’évolution de leur pratique. Le projet a notamment permis d’augmenter la marge brute des ménages agricoles de 10 à 34 % au Liban et de 75 à 93 % en Égypte, tout en réduisant les prélèvements d’eau jusqu’à 80 % au Liban et 25 % en Égypte.
Une démarche de capitalisation pour favoriser le changement d’échelle
Au-delà de l’expérimentation, le FFEM accorde une importance particulière à la capitalisation des expériences et au partage des enseignements issus des projets soutenus. Cette démarche permet de documenter les conditions de réussite des solutions expérimentées, de produire des recommandations et de favoriser leur appropriation et leur changement d’échelle.
L’expérience du FFEM et d’AVSF en Mongolie illustre cette démarche dans la durée. Depuis plus de dix ans, plusieurs projets successifs ont accompagné l’évolution du pastoralisme mongol, en renforçant notamment les réseaux d’acteurs, les groupements d’éleveurs et les groupements d’utilisateurs de pâturages. Après une première phase consacrée à l’expérimentation d’une filière de cachemire durable, puis à sa consolidation et à sa réplication, NOMADS FOR LIFE, en s’appuyant sur les enseignements des projets précédents, élargit l’approche à la transition durable et concertée des territoires pastoraux dans leur ensemble. Cette continuité permet ainsi de faire évoluer progressivement les approches et de capitaliser sur les acquis des interventions précédentes.
Cette volonté de transformer les expériences de terrain en connaissances utiles à l’action se retrouve également dans le travail de capitalisation mené sur la transition agroécologique. L’évaluation rétrospective d’interventions de l’AFD et du FFEM en faveur de la transition agroécologique sur la période 2015-2024 a ainsi permis de dégager six recommandations pour renforcer l’appui à cette transition. Ces enseignements sont valorisés à travers un livret de recommandations et un motion design, conçus pour faciliter leur appropriation et leur diffusion. L’ouvrage complet issu de cette capitalisation sera prochainement publié.
Le FFEM et ses partenaires seront mobilisés à Oulan-Bator à l’occasion de plusieurs événements, qui permettront de mettre en lumière leurs actions et de partager les enseignements tirés des projets soutenus.
- Le 25 août, le FFEM participe à l’événement « Pastoralisme et parcours : quelles perspectives de la déclaration IYRP pour les décisions de la COP ? », porté par le CIRAD et participera également à l’évènement « La santé des sols comme fondement de l’approche Une seule santé », porté par l’IRD dans le cadre de l’initiative 4P100.
- Le 26 août, le FFEM organise aux côtés du MASA l’événement « De la dégradation à la résilience : un dialogue mondial sur les parcours et les communautés pastorales ».
- Le 27 août, le FFEM porte aux côtés de l’AFD l’événement « Construire des chaînes de valeur durables grâce à des sols en bonne santé et aux partenariats public-privé ».
Cette mobilisation contribue à renforcer la visibilité du FFEM et la cohérence de l’Équipe France à l’occasion de la COP.
À travers sa mobilisation à la COP17, le FFEM entend contribuer aux échanges internationaux en partageant les enseignements de ses expériences de terrain et en mettant en lumière des solutions intégrées, construites avec les acteurs des territoires et susceptibles de changer d’échelle.