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Journée mondiale des mangroves : Depuis plus de 10 ans, le FFEM agit pour restaurer des écosystèmes essentiels aux littoraux de demain
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A l’occasion de la Journée internationale pour la conservation de l'écosystème des mangroves, célébrée le 26 juillet, le FFEM met en lumière plus de dix années d’engagement en faveur de la restauration de ces écosystèmes côtiers essentiels. De l'Afrique à l'Asie, en passant par les Caraïbes et l'océan Indien, les projets soutenus démontrent qu'il est possible de concilier protection de la biodiversité, adaptation au changement climatique et amélioration des conditions de vie des communautés locales.
Les mangroves, des écosystèmes essentiels soumis à de fortes pressions
À la frontière entre la terre et la mer, les mangroves comptent parmi les écosystèmes les plus riches et les plus productifs de la planète. Elles protègent les littoraux contre l'érosion et les tempêtes, stockent d'importantes quantités de carbone, abritent une biodiversité exceptionnelle et jouent un rôle essentiel pour les populations côtières qui en dépendent pour leur alimentation, leurs activités économiques et leur sécurité. Pourtant, ces écosystèmes sont aujourd'hui fortement menacés par les effets du changement climatique et les pressions exercées par les activités humaines.
« En recul d’environ 25 % depuis les années 70, les surfaces de mangroves sont aujourd’hui menacées notamment par l’artificialisation des sols, leur conversion pour l’aquaculture et l’élevage, la pollution, ainsi que leur exploitation pour du bois de chauffe ou d’autres usages ».
Présentes dans 124 pays, les mangroves couvrent moins de 1% des forêts tropicales et seulement 0,4% du domaine forestier mondial. Pourtant, elles rendent des services écosystémiques indispensables.
Quelques chiffres clés :
- Les mangroves stockent d’importantes quantités de carbone, représentant près de 9% des stocks mondiaux de carbone bleu ;
- Une bande de mangrove de 500 mètres peut réduire la hauteur des vagues de 50 à 99%.
- Elles contribuent à la sécurité alimentaire, aux moyens de subsistances et à la protection de millions de personnes vivant sur les littoraux.
Sources : Nations Unies
Face à ces enjeux, restaurer les mangroves constitue un levier majeur pour lutter contre le changement climatique, préserver la biodiversité et renforcer la résilience des territoires côtiers.
Capitaliser les expériences pour restaurer plus efficacement les mangroves
Depuis près de 10 ans, le FFEM accompagne des projets qui démontrent qu'il est possible de concilier restauration des mangroves, préservation de la biodiversité et développement local.
Ces actions s’inscrivent dans la stratégie sur la Résilience des écosystèmes aquatiques et contribuent aux objectifs de la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030).
Au-delà du financement de projets, le FFEM a fait de la capitalisation des expériences un axe fort de son action.
Lancée en 2019 « l’Initiative Mangroves » vise à construire, à partir d'expériences de terrain ayant fait leurs preuves, un socle commun de connaissances sur les conditions de réussite de la restauration des mangroves. Elle rassemble actuellement 4 projets soutenus par le FFEM, déployés dans différentes régions du globe : en Asie, en Afrique de l’ouest, en Amérique centrale et dans l’Océan Indien.
Ces échanges d’expériences ont permis d’alimenter les connaissances scientifiques et techniques et ont conduit, en 2024, la publication d’un guide méthodologique sur la restauration des mangroves destiné à accompagner les porteurs de projets et les praticiensDans lamise en œuvre de restaurations plus efficaces.
Des résultats concrets au bénéfice des mangroves et des communautés côtières
L'expérience acquise par le FFEM se traduit par des réalisations concrètes sur le terrain.
Le projet Costa-Rica - Benin a noramment permis de :
- Restaurer 13 hectares de mangroves au Costa Rica et 9 hectares au Bénin ;
- Former de nombreux acteurs locaux ;
- Sensibiliser les publics scolaires à la préservation des mangroves ;
- Développer des activités génératrices de revenus (écotourisme, apiculture, food-truck, etc.) ;
- Renforcer les compétences nationales en matière de conservation des mangroves.
« Grâce aux canaux que nous avons construits, nous avons rétabli les flux et reflux naturels de l'eau, indispensables au bon fonctionnement de la mangrove. Nous avons ensuite procédé au reboisement, qui a été un succès et a permis de restaurer la mangrove dans son état initial ».
Cette dynamique se poursuit aujourd’hui à travers plusieurs projets soutenus par le FFEM.
Dans les Caraïbes, le projet REMAR Mangroves OECO contribue à restaurer les écosystèmes de mangroves. À Madagascar, le projet GECP BATAN accompagne la gestion durable des écosystèmes côtiers. En Afrique de l'Ouest, le projet RETCAO qui prolonge les acquis du projet WACA précédemment soutenu par le FFEM, développe, avec les communautés locales, des solutions fondées sur la nature afin de renforcer la résilience des littoraux face aux effets du changement climatique.
Dernier exemple en date, le projet PAPEC, inaugurée le 17 juin dernier en présence de l’ambassadeur de France à Madagascar, vise à préserver les mangroves de la région de Boeny en associant acteurs locaux à leur gestion durable.
Former et partager les connaissances pour changer d'échelle
Parce que la restauration des mangroves repose aussi sur le partage des savoirs, le FFEM poursuit son engagement en faveur de la diffusion des connaissances.
À travers le projet Former pour conserver, il soutient le développement de dispositifs de formation sur plusieurs thématiques environnementales, dont les mangroves (tutoriel en fin d’article).
En soutenant des projets innovants, en capitalisant les retours d'expérience et en diffusant les connaissances acquises, le FFEM confirme son engagement en faveur de la restauration des mangroves. Une action qui contribue à préserver des écosystèmes essentiels pour le climat, la biodiversité et les populations côtières.