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Uruguay paysage SNAP - système national d'aires protégées
Un financement de 1 million d’euros du Fonds Français pour l’Environnement mondial (FFEM) vient soutenir de nouveaux modes durables de production et de consommation dans les aires protégées uruguayennes et leurs territoires avoisinants.
ODD Consommation et production responsables

Le FFEM met en œuvre l’engagement français sur l’Objectif de développement durable n°12 : une consommation et une production durables

Le Fonds Français pour l’Environnement mondial (FFEM) et la République Orientale d’Uruguay signent aujourd’hui un accord de financement de 1 million d’euros pour mettre en œuvre  l’Objectif de développement durable n°12 - une consommation et une production durables, grâce à un nouveau programme de développement de modes durables de production et de consommation de biens et services dans les aires protégées du Système National d´Aires Protégées (SNAP) uruguayen et leurs territoires adjacents.

Ce programme intervient après un premier soutien du FFEM (2008-2013) qui visait à développer le Système National d´Aires Protégées (SNAP) et à promouvoir un modèle de parc naturel adapté au contexte uruguayen.
Ce premier programme, comme le second, est mis en oeuvre en partenariat avec la Fédération des parcs naturels régionaux de France (FPNRF) et les parcs naturels régionaux (PNR) français qui fournissent leur expertise et diffusent le concept français de parc naturel régional, modèle unique d’instrument de développement durable. Aujourd’hui, le SNAP compte dix aires protégées qui présentent une diversité de sites d’intérêt en matière de biodiversité et de paysage.

Trois filières productives cherchant l'équilibre entre enjeux de conservation et politiques publiques
Un programme innovant qui recherche l’équilibre des enjeux de conservation, les politiques environnementales et territoriales du pays, et qui soutient trois filières de production

Avec ce nouveau programme, il s’agit de conforter le travail développé sur ces territoires et d’adopter de nouveaux modes de production et de consommation pour contribuer à la protection du patrimoine naturel et culturel, améliorer les performances économiques dans les filières et les conditions de vie des habitants et renforcer la gouvernance des territoires.

Ce projet s’inscrit au cœur de la recherche de l’équilibre des enjeux de conservation, les politiques environnementales et territoriales du pays, au sein de territoires caractéristiques et identifiés pour leur valeur environnementale. Le projet prévoit de développer trois filières productives ayant des impacts directs sur l’environnement : la production de viande bovine en prairie naturelle, le tourisme, la pêche artisanale dans les lagunes côtières.

Il entend innover notamment en matière de démarches volontaires sur des marques de qualité ou origine, les labels de qualité (marque, certification, etc.) et sur d’autres outils de différentiation ainsi que sur des mécanismes d’accord pour la gouvernance de territoires de haute valeur patrimoniale (suivants les modèles telle la charte de parc).

La recherche d’innovation sur trois sites pilotes dans un objectif de diffusion et de partage nord-sud-sud
Le projet présente pour la région une opportunité de tester des innovations en matière de gestion des territoires, de promotion des modes de production et de consommation durables, ainsi que la mise en place de signes officiels de qualité et/ou d’origine, valorisant l’expertise française en la matière.

Le projet a sélectionné trois sites pilotes en fonction de leurs caractéristiques environnementales et socioéconomiques : Littoral Ouest, Quebradas du Nord, Lagunes Côtières. Chaque site est constitué par une ou plusieurs aires protégées créées, par une ou plusieurs aires en cours d’incorporation au SNAP, et par un territoire plus vaste qui les inclue. À long terme, les sites pilotes pourraient constituer le territoire des futurs Parcs Nationaux.

L’ensemble des résultats et des enseignements tirés de ces expériences pilotes viendront nourrir le dialogue entre « pairs » dans la région et dans un cadre de coopération nord-sud-sud. Il s’agira d’établir des liens avec le partenaire africain et échanger, par des visites réciproques, sur les territoires, leurs gouvernances, les filières économiques existantes, etc., ainsi que sur les opportunités de développer un projet de coopération. En participant à différents moments clés du projet (visite de l’expertise française, atelier régional d’échanges, etc.), le partenaire africain aura l’opportunité d’améliorer ses compétences sur les thèmes de la gouvernance de territoire, des filières, ainsi que de la différenciation et de la promotion des filières. Ces résultats seront partagés et diffusés en vue de la préparation d’un projet de coopération internationale dans un pays d’Afrique.