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Le FFEM face à la désertification : de l’innovation locale vers des solutions globales
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Comment transformer des initiatives locales en solutions globales face à la désertification ?
La désertification progresse dans de nombreuses régions du monde, sous l’effet combiné du changement climatique et de la pression croissante exercée sur les ressources naturelles. Ce phénomène, qui se traduit par une dégradation durable des terres, fragilise les écosystèmes et les moyens de subsistance de millions de personnes.
À l’heure où le Sommet international Désertif’actions se tient du 25 au 28 mars 2026 à Djerba, en Tunisie, la mobilisation internationale s’intensifie. Dans ce contexte, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) agit depuis plusieurs années en soutenant des projets concrets, au plus près des territoires.
Un défi global, des réponses à construire collectivement
Le réchauffement climatique perturbe les régimes de précipitations et accentuent la vulnérabilité des sols. Dans le même temps, certaines pratiques humaines - déforestation, agriculture intensive, surpâturage ou surexploitation des ressources naturelles – aggravent leur dégradation.
Face à ces pressions, des solutions existent : pratiques agricoles durables, restauration des écosystèmes, gestion concertée des ressources.
Le Sommet international Désertif’actions 2026 s’inscrit dans cette dynamique en réunissant scientifiques, ONG, collectivités, organisations paysannes et institutions » pour partager leurs expériences, renforcer les coopérations et nourrir les décisions de la COP 17 prévue en Mongolie en août 2026.
Dans cette mobilisation, le FFEM, joue un rôle clé en soutenant des initiatives concrètes qui démontrent que des solutions efficaces existent déjà sur le terrain.
En Afrique, renforcer la résilience des territoires agropastoraux
Le FFEM privilégie des projets coconstruits avec les acteurs locaux afin d’apporter des réponses adaptées aux réalités du terrain
Le projet SupMed en Égypte (et au Liban) dans sa phase d’achèvement et de capitalisation des acquis a permis de réduire la pression en eau tout en améliorant les revenus agricoles grâce à des pratiques d’irrigation plus durables et des solutions agroécologiques.
450 agriculteurs
ont adhéré à la charte en signant un engagement volontaire de pratiques d’adaptation en Egypte.
Le projet Sup-Med constitue un exemple remarquable de promotion des pratiques agroécologiques valorisant les connaissances et les savoir-faire des agriculteurs, tout en produisant des résultats qui associent les innovations issues de la recherche aux traditions agricoles des bénéficiaires, avec comme objectif stratégique leur passage à l’échelle.
Dans le Sahel, le projet « Dundi Ferlo » débuté en 2023 s’inscrit dans cette continuité. Il repose sur une gestion concertée des ressources agropastorales et une implication active des communautés locales, afin de préserver les écosystèmes et de limiter les conflits d’usage dans des zones particulièrement vulnérables.
En Mongolie, concilier économie et durabilité
En Mongolie, les écosystèmes de steppe sont fragilisés par les effets conjugués du changement climatique et des mutations économiques. La hausse de la demande en cachemire s’est notamment accompagnée d’une augmentation des troupeaux accentuant la pression sur les pâturages et contribuant à la dégradation des terres.
Le projet « Cachemire durable », achevé, a permis de structurer une filière plus responsable en améliorant les pratiques d’élevage.
Dans cette dynamique, le projet « Nomads for Life », récemment lancé, accompagne la transition des modes de vie nomades vers des pratiques plus durables et adaptées aux évolutions climatiques.
Ces initiatives illustrent la capacité du FFEM à inscrire son action dans la durée, en capitalisant sur les acquis pour accompagner des transformations plus structurelles.
Cap sur la COP17 Désertification 2026 en Mongolie
La COP17 sur la lutte contre la désertification prévue en août 2026 en Mongolie représente une étape clé pour accélérer la mobilisation internationale et le financement de solutions durables.
Les projets soutenus par le FFEM démontrent qu’il est possible de passer de l’innovation locales à des réponses à plus grande échelle.
Face à l’urgence, une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs sera essentielle pour transformer ces initiatives en leviers durables de résilience des territoires.
Coup de projecteur sur le projet NOMADS FOR LIFE récemment lancé
Transition durable du pastoralisme en Mongolie
Accompagner la transition des systèmes d’élevage semi-nomades mongols vers plus de résilience et de durabilité environnementale, sociale et économique. Pour ce faire, le projet Nomads For Life (N4L) s...
- Quand ?
-
2026 - 2030
État
En cours
- Thème
- Forêts et terres agricoles
- Localisation
- Mongolie
- Co-financeurs
- Union Européenne, AVSF, CIRAD
Zoom sur les autres projets évoqués dans l'article
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