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COP17 biodiversité : le FFEM, un laboratoire de solutions pour passer des engagements à l’action
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Quatre ans après l’adoption du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, la COP17 marque une étape décisive pour accélérer le passage des engagements internationaux à l’action. Des liens entre biodiversité et climat à la lutte contre les pollutions, en passant par la protection des océans, les financements pour la conservation et la mobilisation des acteurs locaux, le FFEM partagera des expériences de terrain qui montrent comment agir concrètement face aux crises environnementales.
Depuis plus de 30 ans, le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) soutient des projets pilotes pour préserver la biodiversité et agir sur les interdépendances entre les grandes crises environnementales. En mobilisant les expertises françaises, locales et internationales, il expérimente avec ses partenaires des solutions adaptées aux réalités des territoires. Il en évalue les impacts et tire des enseignements utiles aux politiques publiques, en France comme dans les pays partenaires, pour favoriser la diffusion des approches les plus prometteuses.
La biodiversité ne peut être préservée durablement sans agir aussi sur le climat, la dégradation des terres et les pollutions. À travers les projets que nous soutenons avec nos partenaires, le FFEM accompagne des solutions intégrées, adaptées aux réalités locales et porteuses de bénéfices environnementaux et socio-économiques. Ces projets pilotes ont vocation à produire des effets au-delà des territoires où ils sont expérimentés. En évaluant leurs résultats et en partageant les enseignements, nous contribuons à faire émerger des approches susceptibles d’inspirer les politiques publiques et d’être déployées à plus grande échelle
Vaste, encore largement méconnue et soumise à des pressions croissantes, la haute mer est au cœur d’enjeux majeurs pour la biodiversité et le climat. L’entrée en vigueur, en janvier 2026, de l’accord international sur la biodiversité en haute mer (BBNJ) ouvre une nouvelle étape : celle de sa mise en œuvre concrète. Depuis 2014, le FFEM a engagé cinq projets pour améliorer les connaissances scientifiques, renforcer les capacités des acteurs et accompagner la gouvernance des océans.
Parmi eux, SARGADOM, mené en partenariat avec l’Office français pour la biodiversité (OFB), la fondation Marviva et l’Université de Bretagne Occidentale, contribue à préparer la protection du Dôme thermique du Costa Rica et de la mer des Sargasses, deux écosystèmes remarquables de haute mer.
Dans l’océan Indien occidental, le projet QWIO, mis en œuvre par WCS et soutenu par un consortium de partenaires dont Armateurs de France, expérimente des solutions pour réduire le bruit sous-marin lié aux activités maritimes. Avec Plankt’Eco, mené en partenariat avec la Fondation Tara Océan, le FFEM contribue à mieux comprendre le rôle du plancton dans la séquestration du carbone et le renouvellement des ressources halieutiques. Ces recherches éclairent les liens entre biodiversité marine, fonctionnement des océans et régulation du climat.
Ces expériences prennent tout leur sens dans le contexte de la mise en œuvre de l’accord BBNJ, qui appelle à renforcer la coopération internationale et les connaissances nécessaires à la protection de la biodiversité en haute mer. Elles seront notamment valorisées lors du side event « From COP17 to IMPAC6: Connected High Seas Marine Protected Area Networks », auquel participera le FFEM, consacré au développement de réseaux cohérents d’aires marines protégées en haute mer.
Lien vers le side event : https://www.cbd.int/side-events/7049
Les pollutions affectent les écosystèmes, fragilisent la biodiversité et menacent la santé humaine. Pour y répondre, le FFEM soutient des projets qui associent plusieurs approches et cherchent à agir à la source des contaminations.
En Guyane, le projet Mercure, récemment achevé, visait à réduire les risques de contamination au mercure qui pèsent sur les milieux naturels et les populations, en partenariat notamment avec le PNUD et WWF France. Au Costa Rica, le projet pilote Plastique, mené également en collaboration avec le PNUD, expérimente depuis 2022 des solutions pour réduire la consommation de plastique et améliorer la gestion des déchets.
La réduction des risques liés aux pesticides constitue un autre levier d’action. Avec One2Zero, en Équateur et au Pérou, et DAETOX, en Afrique, le FFEM soutient, en partenariat avec l’IRD, des approches associant agroécologie et One Health (« Une seule santé »). Ces projets cherchent à faire évoluer les pratiques agricoles tout en préservant la biodiversité et la santé des populations. Ils illustrent l’intérêt d’approches qui prennent en compte les liens entre environnement, agriculture et santé plutôt que de traiter ces enjeux séparément.
Protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030 suppose de développer des approches complémentaires de conservation et de trouver les moyens de les financer dans la durée.
Dans les Balkans, le projet PONT CONNECT, mis en œuvre par le Prespa Ohrid Nature Trust (PONT), explore le potentiel des autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ). Ces dispositifs permettent de reconnaître et de soutenir des espaces qui contribuent à la préservation de la biodiversité en dehors des aires protégées traditionnelles.
En Amazonie, le projet Réserves vitales, mené en partenariat avec Conservation International, expérimente des mécanismes financiers innovants pour soutenir durablement la conservation des territoires forestiers. Au-delà de la protection des espaces concernés, Ces initiatives visent à inscrire les efforts de conservation dans la durée et à mobiliser des financements à la hauteur des besoins.
La préservation de la biodiversité repose aussi sur celles et ceux qui agissent au quotidien dans les territoires. Les organisations de la société civile jouent un rôle essentiel pour faire émerger des initiatives adaptées aux besoins locaux, mobiliser les populations et faire entendre leurs préoccupations auprès des décideurs.
À travers le Programme de petites initiatives (PPI), mis en œuvre par le Comité français de l’UICN, le FFEM accompagne les organisations africaines de la société civile dans leurs projets de conservation. La nouvelle phase PPI 7 poursuit cet engagement en renforçant leurs capacités et leur autonomie.
La COP17 sera également marquée par la signature du PPI OSCAN 4 avec la directrice générale de l’UICN, Mme Grethel Aguilar. Mis en œuvre par l’UICN Méditerranée, ce programme a permis de soutenir plus de 100 projets depuis 2014. Cette quatrième phase accompagnera une quarantaine de nouveaux projets au Maroc, en Tunisie, en Libye et en Égypte.
Au-delà des actions de conservation, l’enjeu est aussi de permettre aux organisations locales de renforcer leurs compétences, de partager leurs expériences et de participer davantage aux décisions qui concernent leurs territoires. Un travail de fond indispensable pour inscrire les initiatives en faveur de la biodiversité et du climat dans la durée.
Des forêts amazoniennes aux écosystèmes de haute mer, les projets soutenus par le FFEM explorent des réponses à des défis très différents, mais étroitement liés. Leur point commun : tester, avec les acteurs locaux et les partenaires scientifiques et techniques, des solutions dont les effets sont évalués sur le terrain et permettent de mieux comprendre comment concilier préservation de la biodiversité, lutte contre le changement climatique et développement des territoires.
À la COP17, le FFEM entend partager ces expériences et les enseignements qui en sont issus, pour nourrir les décisions et favoriser la diffusion des solutions les plus prometteuses.
Une conviction : grâce à la coopération et au partage des connaissances, les solutions expérimentées sur le terrain peuvent bénéficier bien au-delà des territoires où elles émergent et contribuer à relever nos défis environnementaux communs.
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